Vincent Lisita, historien d’’art et passionné de longue date par Charles Trenet, était samedi au Centro espagnol de Perpignan à l’invitation du CML (Centre Méditerranée de Littérature) pour présenter, dans le cadre de la première édition du Festival « Perpignan Art Déco », son ouvrage « Trenet méconnu ».

Vincent Lisita est revenu sur les jeunes années du poète. A Perpignan, où il a grandi, Charles Trenet a été nourri de cette poésie instinctive, auprès d’un « chef de gang » nommé Albert Bausil : son journal, Le Coq catalan, publie Jean Cocteau, Max Jacob, Gaston Bonheur et tous les parrains futurs de Trenet.

A Perpignan, c’est le seul refuge de ceux qui étouffent. Le petit Charles en est. C’est là qu’il fait ses gammes. A 13 ans, il apparaît sur la scène du Nouveau Théâtre, en slip léopard, avec des grappes de raisin dans les cheveux. C’est un bon début. Sa famille, déjà, a décidé qu’il serait architecte. Son père, lui, rêve qu’il lui succédera dans sa charge de notaire…. On connaît la suite…

Vincent Lisita révèle l’artiste dans toute sa complexité, plus nuancé que la simple image du Fou chantant. De ses premiers pas sur scène à la période de la Collaboration et à son incarcération à la prison d’’Ellis Island à New York, son  livre  nous dévoile, à travers une iconographie riche et inédite, documents collectés par l’’auteur pendant une vingtaine d’’années, une autre facette de cet artiste à la carrière d’’une incroyable longévité.