Yves Charnet est l’invité du CML (Centre Méditerranéen de Littérature), ce vendredi 6 février 2015, à 18h 30, à la Maison de la Région (avenue Charles de Gaulle à Perpignan), pour son livre «Quatre boules de jazz».

Avec Claude Nougaro, ils partageaient beaucoup de choses : le goût des femmes, la saveur du sexe, l’ivresse des alcools et celle des mots. Le Toulousain Yves Charnet raconte son «amour-amitié» pour le «petit taureau» dans le turbulent «Quatre boules de jazz». Les livres d’Yves Charnet sont à prendre ou à laisser.

Pour succomber à la splendeur de ses phrases, à ses fulgurances poétiques, il faut accepter une totale impudeur, une façon crue de livrer sa vie d’errance sentimentale. Et adorer comme lui les dieux de la chanson populaire ; Nougaro, bien sûr, dont il fut l’ami proche durant 23 ans, mais aussi Sardou, le mal aimé des intellos, et Lama, colosse au cœur qui saigne. Autant de passerelles qu’on emprunte, passagers d’un navire qui cingle et qui tangue, dans le livre «Quatre boules de jazz», journal intime d’un Yves Charnet décidément inconsolable.

Yves Charnet a mis dix ans à pouvoir écrire sur Nougaro. Il avait trop de chagrin depuis sa mort. Et de son vivant, il n’arrivait pas à capter par les mots son immense énergie sur scène. Le déclic a été la phrase d’une amie : Tu as aujourd’hui le même âge que Nougaro quand vous vous êtes connus. Cela lui a ouvert un gouffre. Ce livre raconte le temps perdu, le jeune homme qu’il était en 1981, cette découverte féerique des coulisses du monde du spectacle. Avec, comme toujours chez lui ce jeu de masques entre sa vie et l’objet du livre.

Quatre boules de Jazz » est fait des partages et des souvenirs d’Yves Charnet avec Nougaro cet enchanteur de sa jeunesse dans les cordes. Fasciné par ses gestes lyriques. Ce boxeur frappait à l’’âme. Comme d’’autres au ventre. Yves Charnet a mis dix ans à pouvoir écrire sur Nougaro. Il avait trop de chagrin depuis sa mort. Et de son vivant, il n’arrivait pas à capter par les mots son immense énergie sur scène. Ce livre raconte le temps perdu, le jeune homme qu’il était en 1981, cette découverte féerique des coulisses du monde du spectacle. Avec, comme toujours chez lui ce jeu de masques entre sa vie et l’objet du livre.

« Quatre boules de Jazz » est fait des partages et des souvenirs d’Yves Charnet avec Nougaro cet enchanteur de sa jeunesse dans les cordes. Fasciné par ses gestes lyriques. Ce boxeur frappait à l’’âme. Comme d’’autres au ventre.  » Ce boxeur de syllabes me touchait, écrit Yves Charnet, en chantant, à cet endroit où c’est pareil. L’âme, le ventre. Il n’y allait pas de main morte. Quatre boules de jazz. J’ai fini par mélanger toutes les nougasongs du bluesman. Pot pourri de mes proses rongées de rimes. Serai-je parvenu, dans ce livre, à capter la fréquence-Nougaro. Sa pensée soufflée jusque dans mes plus intimes fibres.  »

«Quatre boules de jazz», Alter Ego/«Jazz impressions», 188 p.