Sur proposition de la direction des affaires culturelles de la Ville de Perpignan (avec l’accord de la direction de la maintenance du patrimoine bâti) et des élus concernés, lors de la réunion du 27 avril 2011, la Commission municipale des « Hommages publics » a proposé de dénommer une partie de la villa des Tilleuls, sise au 42 de l’avenue de Grande-Bretagne, à Perpignan, bibliothèque « Bernard Nicolau », en hommage à ce médecin, élu (UDF) sous la municipalité de Paul Alduy (ancien sénateur-maire de Perpignan 1959-1993, entre autre).
Bernard Nicolau est né le 6 juillet 1929 et décédé le 17 juin 2002. Conseiller général du canton II de Perpignan (quartiers Saint-Jacques et Promenade), vice-président du Conseil général et président de la Commission départementale Culture jusqu’en 1998), « cet amoureux des arts a donné vingt ans de sa vie à Perpignan aux travers de ses mandats de conseiller municipal et d’adjoint au maire délégué à la Culture », explique une note de synthèse émanant de la direction municipale de la maintenance du Patrimoine bâti. « La construction du conservatoire de musique, l’école des Beaux-Arts, le transfert du musée Rigaud rue de l’Ange, ou encore la construction de la Médiathèque au coeur de la ville, sont autant de réalisations que nous devons à Bernard Nicolau. Il a aussi contribué à l’essor de Boîtaclous, Visa pour l’image, le festival international du disque, Jazzèbre, le CML (Centre méditerranéen de littérature), l’Institut Jean-Vigo et bien d’autres. Féru de littérature et amoureux de sa région, il a co-écrit un ouvrage intitulé : Taurinya-Fraquet de la vie d’un village du Canigou (…) ».
C’est donc dans une aile de l’actuel musée des monnaies et médailles Joseph Puig que la bibliothèque Nernard Nicolau devrait voir le jour.
Problème de taille cependant : en 1926, lorsque Joseph Puig (1859-1929), un riche négociant et grand collectionneur de monnaies, légua à la Ville de Perpignan sa collection unique de monnaies et médailles, ainsi que la « Villa les Tilleuls », il était bien précisé la volonté « que cet immeuble ne reçoive aucune autre affectation que celle d’être aménagée en musée ». C’est ainsi qu’à sa mort, sa demeure devient un musée numismatique, présentant sa fabuleuse collection. C’écrit noir sur blanc. Le legs de Joseph Puig est incontournable et ses « héritiers » – celles et ceux qui suivent de très près son utilisation – entendent bien le faire respecter. En totalité. D’où une polémique naissante qui enfle de plus en plus, jour après jour.
Pour la petite histoire, enfant, Joseph Puig (aucun lien de parenté avec le maire de Claira et conseiller général de Saint-Laurent-de-la-Salanque) trouve dans une vigne une monnaie de Béranger IV (comte de Barcelone au XIIème siècle). Cette découverte lui donne alors un insatiable goût pour la numismatique. Dès lors, entre 1895 et 1929, il enrichit sa collection en achetant les trésors mis au jour dans le département. Dans un souci d’universalité, Joseph Puig rassemble des monnaies antiques, féodales et modernes…