Jacques Queralt, hommage 
 
« Militant, poète, écrivain, esthéticien, l’ambiguïté du terme lui eût plu, historien, même s’il disait ne l’être point, négligeant qu’il avait été plus qu’un passeur lorsqu’avec Xavier Febre et René Grando il avait ouvert à tous, ici, la mémoire de la Retirada, ce flamboyant était un modeste. Avec une nonchalance teintée d’ironie, il s’exerçait avec bienveillance à la maïeutique socratique, laissant pantois ses interlocuteurs souvent adeptes des positions tranchées. Dans l’univers intellectuel de notre temps, étrange conglomérat de pédantisme, d’affirmations mal fondées, de parti-pris souvent imbéciles et d’autosatisfaction suffisante, il savait affirmer la solidité de ses convictions, non sans prendre avec elles quelque élégante distance. Jacques Quéralt était un dialecticien rare, qui savait que seule la nuit peut exprimer la splendeur de la lumière, qu’elles lui soient toutes deux douces. »
(Michel Cadé, Président de l’Institut Jean Vigo).
« Ami de longue date de l’Institut Jean Vigo, Jacques Queralt nous avait permis de rencontrer le grand affichiste Yves Thos via Jacqueline Fornes Guenoun, directrice, à l’époque, de la galerie de l’Olympe. Une exposition conjointe en avait découlé. C’était le début d’une longue fraternité et fidélité puisque l’Institut Jean Vigo prépare une grande rétrospective Yves Thos pour l’automne 2020. »
(Jacques Verdier, programmateur de l’Institut Jean Vigo).