Marie-Thérèse Sanchez-Schmid et René Olive.

Pour la 1ère édition du festival « Jazzapassa », sous les couleurs d’Azimuth production, l’entreprise de spectacles et de scènes de Geneviève Girard et Bernard Batzen – les cofondateurs des « Méditerranéennes »  (à Céret, Argelès/ Valmy, Leucate…) and C° – qui s’est déroulée à Passa, dans le canton de Thuir, plus précisément dans les jardins et le cloître du prieuré du Monastir-Del-Camp, propriété de la famille Jacques Marceille, il y avait foule, samedi soir.

Une fois de plus, Geneviève et Bernard ont réussi à entraîner dans leur nouveau défi de nombreux et puissants partenaires locaux :  les institutionnels – tels que la mairie de Passa, la communauté de communes des Aspres autour de son chef-lieu Thuir et de l’Office de tourisme, le Pays Pyrénées-Méditerranée, le Conseil général, la Région… – mais également les professionnels : Aubert Transport, Boniface Coquillages (qui avait concocté un apéro-tapas autour des fruits de la mer des plus délicieux), Comptoir Colonial, Crédit-Mutuel, Crealink, Delmas Musique (l’entreprise familiale incontournable pour ce genre d’événement !), Domaine de Rombeau, Echas, Guanter Rodriguez, GPM, Hight Tech Diffusion, Loxam, Réart Vallée, Sobraques Distribution, Champagne Taittinger… L’Indépendant, la FNAC et France Bleu Roussillon.

A une douzaine de kilomètres au sud-ouest de Perpignan, en pleine nature, sur le territoire de la commune de Passa, avec une vue magnifique et imprenable sur le mont Canigou, c’est là que se niche et se dresse le prieuré du Monastir-Del-Camp. L’ensemble est daté des XI, XII et XIIIème siècle, alors qu’une légende nous indique un premier édifice à l’époque carolingienne et que certains éléments nous prouvent que bien avant Charlemagne il y eut une présence en ces lieux… Les faits historiques, architecturaux, artistiques et politiques sont légion dans cette propriété privée, depuis 1786, et qui fut avant cette date occupée par des chanoines Augustins… « Mon ancêtre, François Jaubert de Passa, était un homme important au XVIIIème siècle, auditeur du Conseil d’Etat de Paris, hydraulogue reconnu hors frontières, correspondant de Prosper Mérimée durant vingt ans en qualité d’inspecteur régional des Monuments Historiques », tient à souligner Jacques Marceille. « Il a fait beaucoup pour la conservation du Monastir-Del-Camp et sa petite fille aussi. Je m’évertue à maintenir en état ce monument, ce qui n’est pas facile, je vis là où mes ancêtres ont vécu et j’aimerais que mon petit-fils en prenne la succession malgré toutes les contraintes et la lourdeur des charges que cela implique. A 82 ans, je n’ai pas envie de lâcher un tel patrimoine et pourtant l’idée m’en est venue de temps en temps… par découragement… mais toujours la raison l’a emporté ».

Depuis trois ans maintenant, sous l’impulsion notamment du conseil municipal de Passa présidé par Patrick Bellegarde, le festival de jazz intitulé « Jazzapassa » permet au prieuré du Monastir-Del-Camp et à la commune de Passa de revenir sous les projecteurs de l’actualité et d’annoncer, en musique, l’arrivée de la belle saison.

Samedi soir, Geneviève et Bernard nous avaient concocté une programmation toute en finesse qui n’a d’ailleurs pas manqué d’attirer un public en quantité et en qualité ; plus de 500 spectateurs ! Parmi ceux-ci : Patrick Bellegarde le maire de Passa, bien sûr, mais aussi Jean-Paul Alduy, sénateur-président de l’agglo PMCA ; René Olive, maire de Thuir, président de la communauté de communes des Aspres et conseiller général ; Mme Maïthé Sanchez-Schmid, adjoint au maire de Perpignan et députée européenne ;  André Duflot, restaurateur-hôtelier (« La Villa » à Perpignan) ; Thierry Méier, directeur de Boîtaclous/ Perpignan ; les époux Aman et Chantal Gombert (Delmas Musique)  ; Valérie Loctin (directrice d’un groupe de presse)…

A l’affiche de ce samedi 25 juin 2011 qui, incontestablement, a permis d’asseoir le festival « Jazzapassa » dans le rang des prestigieux festivals de l’été : l’inclassable et indéfinissable André Minvielle (qui bouscule les mots et les conventions, entre blues et patois, de la gaieté au déchirement pour sortir un jazz qui cogne) et l’accordéoniste Lionel Suarez ; le saxophoniste Julien Loureau et le pianiste Bojan Z ; Roce. Ce dernier, né à à Bab El-Oued, d’une mère algérienne et d’un père argentin d’origine russe, élevé à Thiais en banlieue parisienne, n’a jamais pu se contenter d’un seul paysage, d’une seule culture. Si le hip hop est sa véritable passion, il a toujours cherché à le transcender, à l’enrichir, pour aller ailleurs comme dans « Top Départ » son premier opus en 2001. Il a littéralement enflammé le public du Monastir-Del-Camp avec son credo : bousculer les idées reçues pour mieux avoir foi en l’individu !

Au final, évidemment, ce fut un grand moment !