L’écrivain perpignanais Mathieu Bénezet vient de mourir des suites d’un cancer.

Le CML (Centre Méditerranéen de Littérature), par la plume et la voix de son président André Bonet, salue la mémoire de celui qui  « côté œuvre s’est montré particulièrement prolifique, avec plus d’une quarantaine de publications dans des revues ou au sein de prestigieuses collections chez Flammarion, Seghers ou Léo Scheer ».

Né le 17 février 1946 à Perpignan, Mathieu Bénézet  a su entrer dans le milieu de la poésie avec L’Histoire de la peinture en trois volumes (1968), un premier recueil publié chez Gallimard qui lui vaut les compliments de Louis Aragon.

Le poète s’est toujours montré très engagé dans la visibilité de la création contemporaine dans le milieu littéraire : il est ainsi à l’origine de la création de plusieurs revues, comme Empreintes (1963-1965), Première Livraison ou Digraphe, avec Jean Ristat, un proche d’Aragon. Marqué par ce dernier et le travail d’André Breton, Bénézet considère son oeuvre comme « une oeuvre » : « Un œuvre, c’est simplement, comme pour les peintres, l’ensemble de ce qui a été fait » déclarait-il au Monde des Livres.

 

Mathieu Bénézet était également homme des ondes, notamment sur France Culture où il a animé Entre-revues et Reconnaissance à… et produit d’autres émissions. En 2011, il recevait le Grand Prix de poésie de l’Académie française pour l’ensemble de sa production. Un hommage sera rendu à Mathieu Bénézet lors de la remise du prix Nikos Gatsos de poésie le 28 septembre prochain, au Barcarès.