Nana Mouskouri, samedi soir, sur la scène du mas de l’Ille, pour la 1ère Nuit de la Méditerranée.

La 1ère Nuit de la Méditerranée, imaginée par André Bonet, président du Centre Méditerranéen de Littérature (CML) – dans le cadre des cérémonies marquant le 30ème anniversaire de cette institution culturelle née à Perpignan mais qui n’en finit plus de rayonner à l’international – et portée par Alain Ferrand (UMP), maire du Barcarès et 2ème vice-président de Perpignan-Méditerranée Communauté d’Agglomération (PMCA), a connu un succès historique : une vingtaine d’écrivains, dont pratiquement tous les lauréats des Prix Méditerranée, des responsables nationaux de maisons d’édition célèbres, des plumes journalistiques de renom, des élus locaux – dont le maire de Perpignan, Jean-Marc Pujol (UMP), le sénateur des P-O et maire de Le Soler, François Calvet, par ailleurs président du comité départemental UMP’66 et également vice-président de PMCA – des artistes… et, « LA » voix, Mme Nana Mouskouri. Eternelle Nana.

André Bonet Alain Ferrand remettent à Nana Mouskouri le traditionnel bouquet de fleurs, à la fin de son récital au mas de l’Ille.

Dans l’après-midi d’hier, la chanteuse lors des répétitions, accompagné de son époux, André Chappelle, et d’amis (tels Gérard Freixinos et Alain Radondy du CML) avait versé une larme en découvrant le décor extraordinaire, réalisé par Guadaloupe (de Saint-Laurent de la Salanque), de la scène (couverte de roses blanches) jusqu’au fond de la salle, avec des jeux de lumière reposant sur les techniques les plus avancées -(et les plus osées).

En soirée, Nana Mouskouri a donné un premier récital vers 22h, puis un autre vers minuit tandis que les convives découvraient un gâteau s’élançant vers le ciel (selon le principe de la pièce montée).

Quelque 200 privilégiés ont pu assister à cet événement : André Bonet n’avait pas souhaité aller au-delà en nombre de participants, car il s’agissait d’un « concert » privé offert par la chanteuse, au président du CML, qui recevait à l’occasion de cette 1ère Nuit de la Méditerranée les insignes d’Officier dans l’Ordre national des Arts et des Lettres, des mains de l’académicien et président d’honneur du CML, Yves Bonnier.

C’est une Nana Mouskouri exceptionnelle, chaleureuse, émouvante, généreuse, multiculturelle, au sommet de son art, qui entre ses deux présences sur scène n’a pas hésité à aller de table en table pour discuter avec ses fans, à se laisser photographier avec tout le monde, de dédicaces en confidences.

Parmi les présents à ce dîner de gala, trois fans n’ont pas hésité à faire le déplacement jusqu’au Barcarès depuis Athènes, un groupe de groupies est même descendu de Bruxelles !

Tout au long de la soirée, Nana Mouskouri n’a pas su dire « non » une seule fois.

En interprêtant « Liberté », jouant avec les langues (elle en parle 7 souramment !), elle a littéralement enflammé le mas de l’Ille.

En rendant hommage à son parolier à l’origine de sa carrière, Nikos Gatsos – pour lequel, toujours avec l’amicale complicité d’André Bonet et du CML, elle a créé au Barcarès, le 1er Prix Méditerranée Nikos Gatsos (attribué au poète algérien Amin Khan) lors de cette 1ère Nuit de la Méditerrnée – elle a raconté sa propre histoire, en léguant sa force et sa générosité à bras ouverts ! Elle a imprégné le mas de l’Ille de ses sentiments, de ses émotions, de sa fidélité en amitié.

L’espace de cette soirée d’exception, Nana Mouskouri nous a fait vivre une autre Grèce que celle qui s’esquisse à le une de tous nos journaux et de tous les 20heures depuis la crise de l’euro.

C’est avec une Grèce flamboyante, amoureuse, merveilleuse, courageuse, volontaire et fière de sa riche histoire méditerranéenne que Nana Mouskouri nous a éblouis, émus aux larmes, simplement en chantant et en dansant. En l’écoutant, chacun a pu vivre une belle histoire d’amour.

 

Marie-Hélène Charles, Joëlle Ferrand, André Bonet, Nana Mouskouri et Alain Ferrand.