Depuis son plus jeune âge, Jean-Luc FEVRIER à la fois dessine, commence à peindre… et « fait » des « plans-de-maisons » 

Diplômé architecte (en 1977), il ouvre, puis tient durant vingt-cinq années, sa propre agence. Tout en commençant d’exposer ses oeuvres picturales (au Grand-Palais de Paris, à HEC, en Suisse…*), il lui arrive parfois de peindre « en public », comme s’il était en terrasse de bistro à Montmartre ou à quai à Collioure, à l’ombre du clocher ou du Château-Royal… Entouré d’une poignée d’amis, il reprend une association d’art contemporain – dite « Art Pluriel » – en région parisienne, où il invite « des noms » (Jacques FAIZANT, Henri GUIBET, Raymond CORBIN, PIEM, BARBEROUSSE…) et des Amis. Puis, un beau matin de 2004, à moins que ce ne soit en soirée, ou une nuit, l’artiste expérimental débarque sous le soleil du Roussillon…


Arrivé dans le département des Pyrénées-Orientales, Jean-Luc FEVRIER exerce différents métiers, puis, rapidement, il revient à ses premières amours artistiques : il ne vit plus que pour son œuvre : il peint : « J’ai créé (avec une amie et autres passionnés) une association dite « Art en Têt », en Catalogne-nord, où je me consacre à l’apprentissage de la langue catalane, où je participe à la célèbre (et folle) course-à-pied « la course-du-Canigou », etc.-etc. ».
Début 2019, il rachète les anciennes caves viticoles de Fosse, un village d’une trentaine d’habitants à peine, situé en Fenouillèdes dans le canton de la Vallée de l’Agly. Il s’y installe, il y établit son atelier : « Mon premier atelier, enfin ! », s’enthousiasme l’artiste. Il remarque au passage « que c’est au même âge que le peintre barcelonais Joan MIRO – Que j’ai eu l’honneur, la chance et le privilège de rencontrer – a pu lui aussi avoir son propre atelier, l’atelier-de-ses-rêves »… Il se souvient d’ailleurs ces quelques mots, précieux, échangés avec ce Catalan international (c’est ainsi que MIRO se définissait avant tout) : « Il disait volontiers « He somiat un gran taller », mais « Je rêve un grand atelier » et il le disait en français » (…) ».

 

Désormais chez lui, à demeure, dans l’atelier de ses rêves, Jean-Luc FEVRIER peut se consacrer entièrement et exclusivement à sa passion : « Je peins plus intensément, ma peinture évolue vite, très vite ! ».

Il développe sa créativité, en manipulant un espace multisensoriel qu’il habite naturellement, facilement, qui lui permet d’explorer un territoire artistique illimité, tout en naviguant dans un silence absolu tel un aventurier en expédition au cœur de la couleur. Le regarder agir au milieu de sa production, le contempler sur les lieux mêmes de sa création, procure une passionnante sensation, teintée de mystère, entre ambiances d’échoppe artisanale et d’atelier-galerie d’Art. C’est là tout le charme inestimable des gens et des lieux de la Vallée de l’Agly, en pleine destination nature.

Ce que l’on disait devant ses toiles : « Mais çà ne représente rien ! ». Ce que l’on en dit dorénavant : « Mais comment avez-vous fait ceci, cela ? ». Et effectivement, l’ensemble est vertigineux.

Ses maîtres en peinture contemporaine sont : Georges MATHIEU, puis MIRO évidemment, mais aussi TAPIES et KLEE.

S’agissant de sa contemporanéité plus précisément, Jean-Luc FEVRIER énumère le lien entre les différents arts et sciences du XXe siècle (sans oublier bien sûr le présent, le XXIe) : « Pour tous les « arts et sciences », il y a eu le retour à la matière – sciences : la matière c’est… ? « Un électron, c’est en fait uniquement un… événement ! » ; musique : le son ; peinture : la matière mais aussi le support (TAPIES)… – Et je recherche tout livre du grand logicien Stéphane LUPASCO« .

Depuis Fosse, où il est donc en résidence artistique permanente, son temps, le temps, passe, passe… Il faut aller (et revenir) visiter son atelier. Mais attention : l’artiste est très bavard !

 

Luc MALEPEYRE

 

 

 

 

 

*Jean-Luc FEVRIER a exposé…

– au Grand-Palais de Paris, en Alsace à Strasbourg (l’Aubette), sur la Côte-d’Azur à Antibes, à l’aéroport de Paris -Orly, à Delle (90), en différents endroits de la région parisienne, à Bâle (Suisse)… ainsi que dans les P-O à : Prades( médiathèque + au Foirail + dans le cadre de « Balade-en-terres-d’artistes »), Perpignan, Elne (au Musée Terrus : « Mes 50 années de peinture »), à Cerbère ( Hôtel « Le Belvédère du rayon vert », avec peinture en public et musique et poèmes catalans et français), à Caudiès (en public dans la cour de l’école dans le cadre des Journées du Patrimoine) , à Caudiès encore (Comptoirs de l’Agly) , à Ille-sur-Têt (Galerie 13) , et bien sûr en son atelier de Fosse depuis mi-2019.