Le caveau des « Vignerons des Côtes d’Agly » était vide de toute exposition en attente de quelque rénovation. Rogélio de passage, n’a pas supporté de voir le cadre vide de toute représentation. Avec l’accord de Marie-Line, voilà quelques-unes de ses œuvres exposées jusqu’à fin avril.

Le printemps avant l’heure en quelque sorte est bel et bien arrivé. Si Rogélio continue de créer dans le figuratif et l’abstrait, son œuvre évolue, change sans cesse. Ainsi, des couleurs éclatantes viennent transfigurer les toiles emplissant de lumière la salle d’exposition.

Pratiquement des tableaux jamais vus

Restent tout de même quelques représentations de Cadaquès (Catalogne espagnole), avec cette tendresse combien magique de ce couple visiblement âgé, se soutenant l’un l’autre, dans une promenade que nous qualifierons de romantique. Une représentation d’Estagel, également, vient s’inscrire, montrant quelque part, l’attachement de l’artiste pour son village d’accueil.
Ensuite, toutes les toiles sont pour vous surprendre, vous attirer vers un monde ou l’imaginaire tisse son œuvre. La barque, semble naître de nulle part, d’une façon abstraite, alors que l’autre petite embarcation nous montre l’art figuratif.
L’œuvre de Rogélio, de notre point de vue, change. C’est tant mieux pour notre plaisir, mais aussi pour le vôtre. Car, vous allez venir visiter l’exposition et rendre visite à Marie-Line qui vous attend avec impatience.

Rogélio et la « Retirada »

Si Rogélio n’est pas un enfant de la « Retirada », il n’en est pas moins un spectateur indigné. Aujourd’hui, il rend hommage à toutes ces femmes, ces hommes, ces enfants qui ont dû, voilà 80 ans, prendre le chemin de l’exil. Un chemin semé de souffrances, de mépris, d’abandon, de lâcheté. C’est avec la main sur le cœur, que l’artiste nous a présenté son tableau représentant avec force toute cette ignominie. Mais cette œuvre représente aussi, cette fierté de celles et ceux qui ont combattu les outrages, qui n’ont jamais baissé la tête devant la bête immonde et qui ont gagné le respect par leur courage indomptable.

Quand deux artistes se rencontrent

Le caveau des « Vignerons des Côtes d’Agly » est aussi un lieu de rencontre. Si les simples visiteurs que nous sommes nous y rencontrons, il arrive aussi que des artistes puissent lier connaissance. C’est ce qui a eu lieu en ce mardi matin au moment du vernissage.
Jean à rencontré Rogélio, ou bien l’inverse si vous préférez ; peu importe. Deux amoureux de l’art se sont rencontrés et c’est bien là le plus important. La spécialité de Jean est de façonner des poteries à taille réelle.
Lançons un pari. Pourquoi Jean, n’exposerait-il pas ? Et cela, même si nous avons bien compris qu’il avait pris un peu de recul avec la création.
Jean et Rogélio, partagent la même pensée : « L’art, c’est la recherche et on n’arrête jamais ».
Alors, à ces deux artistes, nous disons « : « Allez-y ! ».
Mais les approches se font également de façon immatérielle. Ainsi, nous avons rencontré une artiste anonyme, ayant confié quelques-unes de ces œuvres à Marie-Line. Sur bois flotté et papier de soie, les représentations pleines de finesse montrent toute la tendresse et le raffinement de l’artiste anonyme.
Quand le voile sera-t-il levé ? Nous espérons bien être présents. Pourvu que cela soit pour bientôt !

Vous pouvez appeler Marie-Line pour organiser votre visite au 04 68 34 27 61

Joseph JOURDA