Un maire chasse l'autre... Le temps des fêtes de Saint-Vincent.


Malgré la pluie, plusieurs centaines de personnes étaient présentes, hier en fin d’après-midi, place du 18-juin à Collioure, pour le lancement des célébrissimes fêtes de Saint-Vincent. Comme de si de rien était, comme si le soleil brillait de mille éclats, comme si l’ami René Francès (trop tôt disparu en 2009) tenait toujours l’affiche, la chandelle et la corde (!) – lui qui qui en pleine tempête de neige et/ou tandis que le Douy sortait de son lit, réussissait à convaincre tous les médias et tous les touristes en lançant depuis le comptoir des « Templiers » de la famille Pous son inimitable cri : « Il fait toujours beau à Collioure ! » – la foule des grands et des beaux jours était massivement présente, hier. On y reconnaissait d’ailleurs, Pierre Aylagas, maire d’Argelès-sur-Mer, vice-président du Conseil général des P-O, président du Comité départemental de tourisme (CDT) et de la Communauté de communes Albères/ Côte-Vermeille, Charles Campigna (adjoint au maire d’Argelès-sur-Mer et candidat aux sénatoriales) et son épouse, Guy Esclopé (1er adjoint de la Ville d’Argelès-sur-Mer) et son épouse – d’ailleurs le conseil municipal d’Argelès-sur-Mer s’y était déplacé en quantité et en qualité – Marc Badia, président de l’Office municipal d’animation d’Argelès (OMAA), Yves Porteix, maire de Sorède, Jean Marti, adjoint au maire de Cerbère, etc.-etc. Sans oublier, de (très) nombreux, chose exceptionnelle, touristes originaires d’Australie et de Nouvelle-Zélande !
A la tribune, aux côtés de Michel Bénier – celui auquel on doit la conception (très originale) cette année du bandana officiel des fêtes, tandis que c’est le musicien Pascal Comelade qui a signé l’affiche 2011 (pure merveille) et l’artiste-peintre Joce qui a réalisé l’affiche de la grande novillada – Michel Moly, maire et 1er vice-président du Conseil général des P-O, passait le relais à Brice Torrecillas, journaliste-écrivain, maire des fêtes et qui donc, pendant quatre jours, jusqu’au 18 août inclus, va devoir s’accrocher à tous les comptoirs du village : bonjour l’Ambiance ! Sans oublier l’inépuisable Café Sola, l’incontournable Templiers, l’indéfinissable Rantanplan(plan), l’identitaire « El Tap’s » d’Albert (sans Monaco… il déteste la bière), l’indémodable « Petit-Café », l’irrésistibe Saint-Elme (face à l’entrée de la baie de l’autre côté du port), etc.-etc.
Dans son discours de passation des pouvoirs (le temps des fêtes !), Michel Moly devait déclarer : « Comme chaque année, il m’incombe de prononcer le discours d’ouverture des fêtes de Saint-Vincent de Collioure. Je dois vous faire un aveu, ce n’est pas moi qui ait écrit le discours que je vais vous lire. J’ai demandé à Brice Torrecillas, de me prêter sa – belle – plume. Ne croyez pas pour autant, que Brice est ce que l’on appelle en littérature, un « nègre », qui écrit caché, à la commande. Ses livres, d’habitude, il les signe de son nom. Normalement, ce sont des romans (…). C’est après la lecture de son dernier livre, « Collioure, la mémoire et la mer », qui n’est pas un roman celui-là, mais une vraie déclaration d’amour à Collioure, que je lui ai demandé s’il accepterait d’écrire pour moi le discours que je vais prononcer ce soir (…). Mais je crois que je partage le même amour pour Collioure, alors je suis très heureux de prêter ma voix aux mots de Brice, des mots pleins de tendresse et de bienveillante attention à l’égard des Colliourencs, avec quelquefois une pointe d’humour (toujours salutaire…) et toujours cette acuité dans sa perception de Collioure. D’ailleurs, les Colliourencs ne s’y sont pas trompés en le mettant à l’honneur aujourd’hui comme maire des Fêtes de Saint-Vincent 2011. Voici donc ce que nous a écrit Brice Torrecillas… Notre commune est célèbre dans le monde entier mais il y a sans doute des personnes qui viennent ici pour la première fois… Ce soir, je voudrais leur faire gagner un peu de temps en leur présentant ce qu’on appelle « un Colliourenc ». Le Colliourenc a tout d’abord une bonne mémoire. Qu’il s’agisse du 1er mai, du Vendredi Saint ou des Fêtes de Saint-Vincent, il n’oublie pas ses traditions et il n’oublie pas non plus qu’il faut profiter du présent : c’est le meilleur hommage qu’on peut rendre aux gens du passé. Le Colliourenc a également bon coeur. Très bon coeur, même. Comment vous expliquer à quel point ?… Ah ouui : il a aussi bon coeur qu’il a sale caractère ! Car le Colliourenc est, si vous me permettez, une grande gueule. Il pousse de grands cris, il fait de grands gestes mais attention : il conserve toujours sa pudeur et les mots les plus importants sont souvent ceux qu’il murmure, parfois même ceux qu’il ne dit pas. Enfin le Colliourenc n’est pas un ingrat. Il sait qu’il vit dans un endroit de rêve, dans une lumière qui a inspiré les plus grands artistes, il connait la douceur et la folie de vivre… Et comme il a parfois honte de tous ces privilèges, il les partage en vous accueillant ce soir. Il y aurait encore beaucoup à dire mais je vous laisse le plaisir de la découverte. Je vous donne un dernier tuyau que vous vérifierez ce soir : le Colliourenc sait faire la fête. Cela n’a l’air de rien mais c’est essentiel et pas si facile (…) ».

Qui a dit il fait toujours beau à Collioure ? ...

Jean-Paul et Dominique Fabre entourant l'un de leurs fils, Jérémy. Impériaux Les Fêtes de Collioure sans les Fabre : impossible, impensable...

Richard Virenque... Le retour ???


Michel Moly, maire de Collioure et Yves Porteix, maire de Sorède