C’est dans une église fraîchement rénovée, que l’association « Ansigna’Muse » a invité tous ses amis à assister à la représentation de la chorale « « Cantichorus » en cette fin de journée de dimanche 5 mai 2019

 

Dans une église où pas un seul siège n’est resté vide, les vingt-quatre interprètes de la chorale sur les trente-huit, tous bénévoles, ont montré s’il en était besoin, que la solidarité existe bel et bien. Il s’agissait, pour cette soirée, de chanter pour notre patrimoine.

Un tour de chant remarquable

Un tel résultat ne s’obtient pas sans travail. En effet, tous les lundis, sous la responsabilité de son président Gérard Vidal, les bénévoles de la chorale se réunissent pour répéter. Ainsi, venus d’Estagel, de Baixas, Toulouges, Saint-Hippolyte, le Barcarès, Salses, voilà tous ces amis qui se réunissent à Saint-Hippolyte, le village d’attache. Il faut bien dire que la finalité est surprenante. Pas une fausse note, sous la conduite du chef de chœur Patrick BELTRAN. Il est certain, que la sonorité exceptionnelle de nos églises aide aux interprétations. Les responsables cléricaux sont à remercier pour les autorisations délivrées, afin que les représentations puissent se dérouler dans les lieux de culte.
Avant le départ de la soirée, Gérard VIDAL, tenait à préciser : « Nous sommes tous bénévoles. Les sommes recueillies lors de nos douze représentations annuelles vont toutes à des associations caritatives, ou comme ce soir, pour la préservation du patrimoine ». Encore une fois, un grand bravo à tous les bénévoles qui consacrent de leur temps, chacun à sa manière, pour le bien public.

Un grand éclectisme dans le tour de chant

Les interprétations vont ainsi du gospel aux chants catalans, en passant par de grand classiques qui résonnent dans nos têtes. Il est toujours surprenant de réaliser que les chanteurs, qu’ils soient retraités, agriculteurs, employés de bureau, de l’équipement, coiffeuses, etc, puissent, à force de travail, assimiler, apprivoiser, les diverses langues incluses dans le répertoire pour notre plus grand plaisir. C’est un vrai tour de force qui est ainsi réalisé à force de conviction, de passion pour le chant. Si nous pouvons nous permettre la comparaison, un peu comme pour les constructeurs de cathédrales. Une foi inébranlable, pour ce qui est beau, est indispensable pensons-nous.
Un tour de chant donc, à quatre voix selon les besoins ou, suivant l’avis d’un connaisseur, les canons sont maîtrisées de la meilleure manière. ( Entendez par canon, une chanson à deux, trois, quatre voix, parfois plus, qui permet à plusieurs groupes de chanteurs de se coordonner en débutant le chant chacun son tour.)

Voilà ce que la nombreuse assistance à pu apprécier

Du « Pare Nostre », à « El Rossignol » composé dans la période du traité des Pyrénées en 1659 en passant par « La Pastoreta », faisant partie du répertoire catalan, écrite en 1866, nous voilà partis pour une soirée inoubliable grâce à l’association « Ansigna’Muse ».
Les chants en catalan n’étaient pas les seuls sur le devant de la scène. Ainsi, le gospel devait nous entraîner vers des chants chiliens, mais aussi vers des airs plus connus comme « La ballade Irlandaise » ou le toujours regretté Bourvil excellait. Également, « Le premier jour de bonheur », nous rappelant l’immense talent de Françoise Hardy.
Si ces chansons ont toutes un fond de sentimentalité, « Que sont devenues les fleurs », chanson interprétée par Dalida, devait nous rappeler les horreurs de la guerre. Il est ici question, de cette fleur, que les soldats en partance pour le front dont-ils ne sont jamais revenus, offrait à leur belle fiancée ou jeune mariée.
Le tour de chant devait se terminer par « C’est beau la vie » de Jean Ferrat. Nous ne pouvions espérer mieux pour cette soirée consacrée à la sauvegarde du patrimoine.
C’est à la salle Barbaza que devait se dérouler l’apéritif offert dans la plus grande convivialité.
Une bien belle soirée qui en appelle d’autres et nous savons que les responsables « d’Ansigna’Muse » n’ont pas fini de nous surprendre.

Joseph JOURDA.