Passionné par l’œuvre de Charles Trenet, Vincent Lisita, historien d’art de formation, auteur de plusieurs ouvrages sur son sujet favori «le fou chantant», est le parrain du 2ième Festival de poésie qui jette l’ancre dimanche 17 juin à partir de 15h à Villeneuve-de-la-Raho.

Mise en place par le Centre Méditerranéen de Littérature (CML) et la Ville de Villeneuve-de-la-Raho, avec le soutien de l’agence régionale du livre Occitanie Livre et Lecture ce second festival de poésie Les Poésivres se tiendra cette année dans le magnifique écrin des jardins de la Chapelle Saint Julien. Il est un espace de liberté pour les poètes et un acteur qui compte pour la diffusion et la promotion de la poésie contemporaine auprès du public, notamment des jeunes. La poésie est la mémoire de la langue. Elle est aussi un laboratoire des mots et de l’imaginaire indispensable à sa vitalité, particulièrement « en ces temps difficiles » de repli, de fermeture aux autres, de désespérance.

Dans l’univers intime du fou chantant

Vincent Lisita présentera une œuvre posthume de deux créateurs de génie, La Vie qui va (Editions Robert-Laffont). Ce livre réalise l’un des derniers rêves de Cabu : illustrer un recueil des meilleurs textes de Charles Trenet en dehors de ses chansons. Des centaines d’écrits de tonalité et de genre divers, nés au fil du temps et de la plume, parus pour la plupart dans des journaux ou restés inédits. Retrouvés et rassemblés par Vincent Lisita, ils constituent l’ « œuvre parallèle » du Fou chantant, demeurée jusqu’ici inaccessible en raison de son éparpillement, et nous plongent dans l’univers intime et singulier de l’auteur de La Mer et de Douce France.

Le festival sera ponctué de plusieurs temps forts : dédicaces et lectures de recueils de poésie ( une douzaine de poètes seront présents parmi lesquels Denis Rambour, Mederic Degoy, Loïc Robinot, Sabrina Ambre Biller, Ettori, Maja Engler…) ; d’intermèdes musicaux avec notamment Lisa Jazz Trio. La sobriété et l’élégance de Julien Lebart, pianiste de Cali, et Francis Adam à la contrebasse, mettent en lumière la voix subtile et profonde d’Isabelle Durel. Une parenthèse de sensibilité et d’émotion. Une exposition enfin des œuvres de la talentueuse artiste photographe roumaine Mia Nazarie et de Maja Engler sera présentée sur les cimaises de la chapelle Saint Julien. Un univers empli de poésie, de mystère, de magie et de tension qui saura émouvoir autant que captiver.

Entrée libre