(Publié ce mercredi 21 septembre 2022 dans le journal L’Indépendant du Midi/ édition de Perpignan).

 

Nous apprenons le décès d’Antoine Césaréo, à l’âge de 91 ans, à son domicile de Villelongue-de-la-Salanque.

Ancien chef des grands travaux ivoiriens, à la tête de la Direction et contrôle des grands travaux (DCGTX), anciennement Bureau national d’études techniques et de développement (BNETD), sous le président Ivoirien Félix Houphouët-Boigny, était venu se retirer dans le département des P-O au début des années 90. A partir de là, ce petit homme (par la taille), tranquille, à l’humour serein et corrosif en privé, va marquer la vie municipale canétoise de ses grandes ambitions en s’imposant d’abord comme l’opposant N°1 à Arlette Franco, maire de Canet-en-Roussillon.

Il va réussir l’exploit, localement, de rassembler sur son nom, autour de lui, dans une équipe qui sera le marqueur de plusieurs générations au plan humain et social localement, des femmes et des hommes venus de différents horizons, sans jamais toutefois inquiéter – électoralement s’entend – celle qui est alors surnommée la « Dame de fer » de Canet-en-Roussillon, Arlette Franco, herself, qui restera aux commandes de la 2e ville des P-O du 20 mars 1989 jusqu’à son décès, le 31 mars 2010, soit pendant plus de vingt-et-un ans !

Les Canétois(e)s retiendront, entr’autre, d’Antoine Césaréo sa manière de communiquer avec eux, par le biais de petits bulletins bleus solidement détaillés – concernant la gestion municipale et le cadre environnemental -, lesquels, à chacune de leur apparition dans les boîtes-aux-lettres, faisaient verdir de colère la maire…

 

L.M.