Ce vendredi 22 octobre le Premier Ministre Jean Castex a visité Prades, ville dont il était le maire, pour inaugurer la première pierre d’une passerelle sur la Têt. Le fait est banal, mais illustre bien sa politique en matière d’écologie et de mobilités douces

 

L’idée d’une passerelle sur la Têt, reliant les quartiers proches du lycée à la zone commerciale de Gibraltar n’est pas, a priori, une mauvaise idée. Elle avait été proposée par les opposants à Jean Castex aux municipales de 2014. Elle aura au moins le mérite d’éviter le déplacement dangereux des lycéens jusqu’à la zone commerciale en longeant la RN-116. Mais elle aurait trouvé tout son sens si elle avait participé d’une réflexion générale sur la mobilité à Prades. Ce d’autant que Jean Castex est parvenu à la faire financer en partie par le Plan vélo national, qui vise à promouvoir ce mode de déplacement.
Or ce ne sera pas le cas à Prades. La passerelle sera financée. Mais elle ne sera pas le point de départ d’une piste cyclable efficace invitant les habitants de la ville à changer leurs habitudes de déplacements. Ni non plus celui d’un plan de circulation municipal qui permettent de faire progresser les zones piétonnes en centre-ville, comme à Condom dans la patrie gersoise de Jean Castex, ou les itinéraires sécurisés et faciles pour les cyclistes. La voiture doit rester reine de Prades.
Les symboles et les photos ne font pas tout. Pour engager la transition écologique il faut une volonté de changer les habitudes, et d’inventer avec les habitants de nouvelles manières de faire pour le mieux-être de tous. Jean Castex n’a pas montré, pendant ses mandats, une telle volonté. Aussi l’Opposition municipale écologiste demande-t-elle un plan de circulation qui permette à tous de profiter mieux de la ville, et de lutter, enfin, contre la dégradation de notre environnement ».

 

Nicolas Berjoan
Conseiller municipal d’opposition écologiste à Prades