-« Vladimir Poutine, un homme de bien pour la Russie

Ce lundi 9 mai, fête de la victoire contre le nazisme, contrairement au Président Emmanuel Macron et à Ursula von der Leyen, présidente de Commission européenne, Vladimir Poutine a rendu un hommage chaleureux aux vingt millions de russes qui ont péri au cours de la deuxième guerre mondiale.
Depuis l’annonce de la capitulation de l’Allemagne, le 9 mai est un jour de réflexion et de recueillement pour les victimes russes de la barbarie nazie.
Contrairement aux affirmations d’Ursula von der Leyen, Vladimir Poutine n’a nullement « paradé » lors de cette cérémonie traditionnelle. Que devrait-on dire de tous les Présidents de la République française qui ont célébré dignement le défilé militaire du 14 Juillet, organisé chaque année à Paris depuis 1880 !
Diseurs du bien absolu et de la pensée unique mastrichienne, Emmanuel Macron et Ursula von der Leyen ont démontré par leurs propos railleurs à l’encontre de Vladimir Poutine, président de la fédération de Russie, une évidente distanciation par rapport à la célébration de la fête du 9 mai.
Ne nous trompons pas. C’est bien l’Allemagne nazie qui a entrepris l’extermination systématique contre le peuple juif pendant la seconde guerre mondiale. Entre cinq et six millions de Juifs, dont au moins un million d’enfants, ont été exterminés dans des conditions abominables.
Pendant cette période funeste, le Troisième Reich a aussi exterminé en masse les handicapés mentaux, déporté les résistants. En outre, les Tsiganes furent aussi l’objet d’une politique systématique d’internement, puis de déportation et d’extermination pour des raisons raciales à Auschwitz-Birkenau.
Triste destin pour ces âmes innocentes.
Contrairement à Emmanuel Macron et Ursula von der Leyen, Vladimir Poutine est issu d’une famille ouvrière de Léningrad. Son père s’engagea dès 1941 dans l’Armée russe et il fut grièvement blessé au combat. Le siège de Léningrad dura près de 900 jours et ses parents perdirent deux fils, décédés en bas âge.
Triste destin pour les deux frères aînés de Vladimir Poutine.
Il n’y a rien de plus normal à ce que Vladimir Poutine, président de la fédération de Russie, ait honoré solennellement la mémoire du peuple russe lors de la commémoration du 9 mai avec une dimension affective présente dans son discours.
Il est bon de rappeler qu’en 2003, Jacques Chirac, Vladimir Poutine et Gerhard Schröder refusèrent d’engager la France, la Russie et l’Allemagne lors de la deuxième guerre du Golfe. En 2006, Jacques Chirac délivra à Vladimir Poutine, les insignes de Grand-Croix de la Légion d’Honneur.
En réalité, il est difficile de présenter le président de la fédération de Russie comme un homme politique irresponsable. Le respect des accords de Minsk en 2014 était la seule issue diplomatique à la guerre en Ukraine.
N’est-ce pas le Grand rabbin de l’Ukraine qui avait condamné au cours du mois de novembre 2014 l’idéologie fascisante du régiment Azov ? Il faut savoir que des membres de ce régiment d’élite ukrainien portent des symboles nazis sur leur uniforme, comme les insignes de la division SS Das Reich.
Bref, dans ce conflit qui dure depuis 2014, il n’y a pas d’un côté un méchant et de l’autre un gentil.
Décidément, avec nos sous-marins invendus à l’Australie, les affaires Alstom et McKinsey, nos échanges commerciaux déficitaires, l’extraterritorialité du dollar et autres rackets internationaux y afférents, les Français doivent s’attendre à de mauvaises surprises si nos gouvernants persistent à mener une guerre économique et financière totale à la Russie.
En dépit de notre déclin, la France risque de s’isoler davantage du reste du monde avec une dette publique de plus de 2 800 milliards d’euros. Outre-Rhin, l’Allemagne est désormais toute-puissante en Europe. Plus généralement encore, elle ne cesse de fragiliser nos actifs ainsi que les bases de l’entreprise EDF en utilisant le levier de l’énergie et du développement durable.
Refuser de reconnaître ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas est une pure folie ».

 

Henri Ramoneda