Guy Ilary, maire de Tautaval, président de l’association départementale des maires et adjoints des Pyrénées-Orientales, conseiller général (canton de Latour-de-France), accueillera dans sa commune célèbre dans le monde entier grâce au « plus ancien des Catalans » (l’homo tautavelensis), l’assemblée générale départementale annuelle du Souvenir Français, le 9 septembre 2012.

Couronnée par l’Académie française et l’Académie des sciences morales et politiques, placée sous le Haut patronage du Président de la République, l’association nationale du Souvenir Français, créée en 1887 et reconnue d’utilité publique en 1906, comprend 1 700 comités présents en métropole et dans les DOM-TOM.

En 1872, Xavier Niessen manifeste le refus de l’annexion de l’Alsace et de la Lorraine, après la défaite militaire de 1870 contre l’Allemagne en perpétuant l’entretien des tombes des militaires français, initiée par les « Dames de Metz » et par les jeunes filles alsaciennes.

Lors de la 1ère Guerre mondiale, l’association élargit son action en apportant un soutien aux soldats blessés soignés dans les hôpitaux ainsi qu’une aide aux familles touchées par la perte de l’un des leurs. A la fin de la 2ème Guerre mondiale le général de Gaulle souligne l’importance de « son oeuvre admirable » pour le maintien des sentiments patriotiques pendant l’Occupation.

« Le Souvenir Français » a vocation à conserver la mémoire de celles et ceux morts pour la France (entretien et restauration des monuments, tombes ou stèles en France et à l’étranger) et à transmettre ce souvenir aux générations actuelles et futures (organisation de conférences sur l’histoire de France et les valeurs patriotiques de la République).

Aujourd’hui, si l’Etat gère les carrés militaires dans les nécropoles nationales, le soin d’entretenir les tombes des « Morts pour la France » laissées à l’abandon dans les cimetières communaux, est confié au Souvenir Français.

En liaison étroite avec les municipalités, cette double action est menée activement par la Délégation générale des Pyrénées-Orientales et ses 60 comités locaux, présents dans plus de 80 communes (certains comités regroupant plusieurs communes). Le nombre d’adhérents en 2011 était de 4 513 auquel il faut ajouter plus de 60 associations qui adhèrent à ce titre au Souvenir Français.

Les bénévoles fleurissent également l’ensemble des sépultures au moins une fois par an, et plus particulièrement le 1er novembre ont l’autorisation de quêter pendant cette période.

Un proverbe chinois dit : « Ce ne sont pas les mauvaises herbes qui étouffent le bon grain, c’est la négligence du cultivateur ». Les bénévoles veulent ainsi transmettre des valeurs léguées parfois au prix du sang, dans un département qui a payé un lourd tribut lors de la Grande Guerre (perte de 4,23% de ses forces vives dans ce seul conflit, une moyenne supérieure à celle du reste de la France, 3,53%).

Le Souvenir Français départemental organise et finance donc le déplacement de classes des établissements scolaires sur des lieux de mémoire au profit des jeunes du département (Verdun, Normandie…), ou plus localement Valmaya, Biure : en 1793, la Convention recrute des hommes pour guerroyer contre l’Espagne qui menace d’envahir le Roussillon, le « Petit Tambour Pierre Bayle » qui avait à peine 11 ans et demi, lors des campagnes des Pyrénées-Orientales en général et de la bataille du Boulou en particulier, meurt sur le champ de bataille.

Le Délégué général départemental Antoine Guerrero, historien passionné, donne aussi des conférences sur des sujets historiques, au profit de jeunes scolaires des classes de CM1/ CM2.

Enfin, le Centre départemental de la Mémoire, outil pédagogique à la disposition des enseignants, rattaché au Souvenir Français, assure cette transmission au profit des jeunes.

En mai 2011, le Souvenir Français des P-O a participé au 136ème congrès national des sociétés historiques et scientifiques qui s’est tenu à l’université perpignanaise (UPVD) et dont le thème retenu était « Faire la guerre, faire la paix ».

– Le Souvenir Français, rue de l’Académie, 66100 Perpignan. Martine Albarelli, trésorière départementale est également chargée de communication au sein de la Délégation départementale conduite par Antoine Guerrero.