Cela va faire 26 ans, demain ! La fabuleuse rétrospective Dali,  présentée durant l’hiver 2012 / 2013 à Paris au Centre Pompidou,  a démontré l’immense popularité du génial surréaliste catalan.

L’événement avait mobilisé 790.089 visiteurs. Ce fut la plus  authentique démonstration du goût immuable du grand public  pour le belle peinture sur toile, qui tranche tellement sur les  productions faciles et médiocres du soi-disant «art contemporain»  sans véritable contenu culturel.

Salvador Dali est immortel. Le «phénomène Dali» se poursuit aujourd’hui sur les bases d’un renouveau artistique inespéré qu’il avait lui-même pressenti. Salvador se voulait le sauveur de la grande peinture d’inspiration fantastique. Pour l’extravagant créateur de Figueras, «le peintre ce n’est pas celui qui est inspiré, mais celui qui est capable d’inspirer les autres». La découverte miraculeuse des vestiges de la peinture dalinienne a permis d’orchestrer une relance de l’Art de l’imaginaire, écrasé par la  modernité construite sur le kitsch et une sur-exploitation mercantile des productions actuelles. Ceci concerne l’américain Jeff Koons, dont le «Balloon Dog» en inox, présenté en ce moment au Centre Pompidou, est devenu en 2013 l’œuvre la plus coûteuse du monde : 58,4 millions de dollars ! Les «outre-noirs» de Soulages, peintre le plus cher de France, relèvent de la même aberration culturelle. Toutes ces dérives sont le reflet d’un système très lucratif aux mains de quelques gros marchands, qui décident ce qui est de l’Art et ce qui est beau. Bref, c’est le seul pouvoir de l’argent qui décrète la beauté ! Les vrais amateurs d’Art sont impuissants et désorientés.

Le regretté Georges Wolinski, célèbre dessinateur à Charlie Hebdo et admirateur des grands peintres, a laissé une appréciation lucide : «l’Art n’aime plus la beauté !». Mais grâce au «phénomène Dali», le renouveau est sur les rails. Les prestigieuses reliques de la créativité dalinienne, à savoir le fameux «Wagon de Dali», retrouvé par moi-même (Roger Erasmy) en 1987 à Perpignan-Saint-Assiscle (66) et le «Livre de l’Apocalypse» de Dali, découvert en 2004 à l’abandon au Mont-Dore dans le Puy-de-Dôme (63), ont permis d’élaborer au cours de l’été 2014 un nouvel Art post-contemporain, dont les lignes de force sont consignées dans un manifeste clair et précis intitulé : «La Charte Faber».  Voir les pièces jointes  et la vidéo http://vimeo.com/108701842, mot de passe : gareadali .  

A la manœuvre, le mouvement créatif des «Héritiers de Dali», qui a été fondé en 2004 à Lyon après avoir été rejeté à Perpignan. Le 50e anniversaire du voyage historique de Salvador Dali à la gare de Perpignan, en 1965, offrira des opportunités culturelles exceptionnelles pour faire la démonstration de la vitalité de l’Art de l’imaginaire d’inspiration dalinienne. En 2015, des expositions innovantes seront présentées :

1° au mois de février 2015 dans les Thermes historiques du Mont-Dore, 2 en juillet 2015 à l’espace «Entre-Pots» à Font-Romeu autour du «Wagon de Dali» et  3° au mois d’août 2015 à Perpignan, probablement au «Centre del Món» de la nouvelle Gare TGV.