(Communiqué)

 

Chemins, chemin d’Antonio Machado (Séville, 1875 – Collioure, 1939)

« Sur la tombe d’Antonio Machado (Séville, 1875), dans le petit cimetière de Collioure, la Fondation Antonio Machado a dû placer une boîte aux lettres, tellement étaient et sont nombreux les messages et autres témoignages de ferveur que déposaient et déposent les innombrables visiteurs. C’est dire que, quatre-vingts ans après sa mort, le 22 février 1939, le poète continue de susciter une admiration jamais démentie.

Son œuvre commence en 1903 avec la publication du recueil Soledades (Solitudes), une poésie intimiste, introspective, dite avec des mots simples, qui nous met en présence, à travers une série de symboles (le chemin, la fontaine, le soir, les saisons, etc.), d’une âme à la recherche d’un amour et d’un bonheur inaccessibles.

Lorsqu’il découvre l’amour en la personne de la jeune Leonor, et les hautes terres de Soria, sa poésie s’ouvre à la beauté du monde. Cette double rencontre donne naissance à un nouveau livre : Campos de Castilla (1912).

Dès cette époque, il ajoute à son œuvre littéraire, un ardent militantisme en faveur des valeurs humanistes les plus nobles et de la République. Aussi doit-il s’exiler en janvier 1939, à la fin de la guerre civile. Ce sont tous ces aspects de sa vie et de son œuvre que Jacques Issorel développe dans cette conférence.

 

Jacques Issorel est agrégé d’espagnol, docteur-ès-lettres, professeur honoraire d’espagnol à l’Université Perpignan Via Domitia (UPVD). Plusieurs de ses travaux portent sur l’oeuvre du poète Fernando Villalon. Il est aussi l’auteur de « Ultimas dias en Collioure, 1939 ».