(Communiqué)

 

« CEPS – Lundi 14 septembre, 18h30, TDE. Entrée libre et gratuite.

Perturbateurs endocriniens, hormones de synthèse.

« Tous exposés, tous concernés »

Par perturbateurs endocriniens, on entend toute molécule extérieure à l’organisme capable d’interférer avec le mode d’action, la synthèse ou le métabolisme d’une ou plusieurs hormones produites par l’homme ou l’animal. Sont concernés : des composés d’origine biologique, végétale, des polluants organiques, des polymères plastiques, détergents ou polluants divers et des médicaments parmi lesquels, les hormones de synthèse.

Plus que jamais la vigilance s’impose pour les femmes enceintes. Pendant des décennies, des hormones féminines sexuelles de synthèse ont été administrées aux femmes enceintes pour éviter des fausses couches ou par confort or les mécanismes d’action de ce « cocktail » sur le cerveau des enfants exposés in utero viennent d’être démontrés.

Si ses effets en matière de malformations génitales, de stérilité et de cancers sont reconnus depuis longtemps, il n’en n’est pas de même des troubles comportementaux qui peuvent toucher une partie des enfants imprégnés in utero.

Des études sur l’animal apportent des données convaincantes. Des études moléculaires récentes démontrent pour la première fois chez l’homme, un lien concret entre l’exposition des enfants à ces hormones synthétiques et les effets délétères sur leur système nerveux central.

 

Marie-Odile Soyer-Gobillard, directeur de recherche émérite au CNRS, présidente de HHORAGES (Halte aux HORmones Artificielles pour les GrossessES), docteur ès Sciences et Biologiste. Elle travaille avec les laboratoires de Psychiatrie Moléculaire du CERC de l’Hôpital St Anne à Paris et d’Endocrinologie Pédiatrique et de Psychiatrie du CHU-Université de Montpellier.