142 millions d’€uros : tel est le coût estimé du projet de centre de rétention de Rivesaltes ; un financement (toutes dépenses confondues) entièrement pris en charge par l’Etat.

Selon une étude du CREDOC réalisée en 2019, le projet aboutirait à la création de quelque 300 emplois directs (pour la seule phase d’exploitation du site) et il génèrerait annuellement environ 3,5 millions d’€uros de commande pour le seul fonctionnement de l’établissement.

Concernant l’emploi, le contrat pourra prévoir une clause d’insertion pour embaucher des personnes non qualifiées, sans emploi ou en demande de réinsertion.

Il faut savoir, par exemple, que les personnes incarcérées sont prises en charge à 100% par l’Etat et ne génèrent donc aucune charge pour les finances communales.

Une concertation préalable publique est en cours jusqu’au vendredi 5 février 2021.

Mais comme souvent sous le soleil du Roussillon : le projet ne semble pas faire l’unanimité. Depuis hier soir, une grande banderole flotte sur les grilles de la Cave coopérative Arnaud de Villeneuve, entre Rivesaltes et Salses-le-Château, au niveau du rond-point d’accès, banderole sur laquelle est inscrit : « Prison ici c’est non » ! Reprise sûrement du slogan : « Ici c’est muscat » !