Le Conseil d’Administration (CA) de l’EPCC Théâtre de l’Archipel s’est réuni hier, lundi 29 novembre 2021, pour délibérer sur le renouvellement du contrat de son Directeur pour trois années supplémentaires

 

Il est bon de rappeler que le CA est composé de trois représentants de l’Etat, trois représentants de la Région Occitanie/ Pyrénées-Méditerranée, un représentant de la Communauté Urbaine Perpignan-Méditerranée Métropole (PMM), huit représentants de la Ville de Perpignan et enfin un représentant du personnel, soit au total de seize membres.

Pour être renouvelé une seconde fois, le futur projet présenté par Borja Sitja devait recueillir la majorité qualifiée des membres présents et représentés au sein du CA, soit dix des quinze voix possibles.

Comme on pouvait s’y attendre, car une crise interne perdurait depuis de trop longs mois, le Barcelonais Borja Sitja n’a recueilli que deux voix favorables, dix voix contre et trois bulletins blancs.

« C’est là un résultat limpide, qui ne souffre d’aucune contestation – sauf du principal intéressé qui sur sa page Facebook (voir ci-dessous) a tenté très maladroitement de politiser sa pourtant logique éviction au regard de l’actualité sociale de ces dernières semaines – Borja Sitja n’a même pas obtenu le soutien complet des représentants désignés par l’Etat », nous a confié un membre du CA. « Il n’a plus non plus le soutien des trois institutions territoriales que sont la Région, la Métropole et la Ville de Perpignan… ».

En dépit de ce large désaveu sans appel et sans nuance, Borja Sitja se répand donc auprès de qui veut l’entendre « Qu’il s’agit d’une attaque menée par le RN contre le service public et contre la culture », allant jusqu’à laisser croire à un procès en sorcellerie… « Ce qui est évidemment absurde », tranche un autre membre du CA. « Le CA du Théâtre de l’Archipel est largement composé d’éminents juristes, à commencer par son honorable président Maurice Halimi ; leur présence garantie une application rigoureuse des textes et un grand respect des personnes ».

Enfin, soulignons encore que le cabinet d’audit KPMG avait mis en évidence, en 2019, donc avant l’arrivée de Louis Aliot (RN) à la mairie, les carences du Directeur en matière de gestion, et les recommandations de l’enquête des psychologues de la médecine du Travail ont alerté, en 2021, sur la souffrance au travail, avançant des soupçons d’éléments potentiels de harcèlement.

« L’ensemble de ces motifs, poursuit-on au sein du CA, « engendre la perte de confiance des institutions locales et de leur souhait de donner un avenir meilleur et plus ambitieux à la scène nationale du Théâtre de l’Archipel ». Clap de fin !… ou à suivre ?

 

L.M.