La fédération départementale des P-O et la section de Perpignan du Parti Communiste Français (PCF’66)  communiquent :

 

 

« Municipales: chronique d’un gâchis annoncé

Le rapport des forces issu du 1er tour des municipales à Perpignan a rendu impossible d’accepter une triangulaire au second tour sauf à avaliser d’emblée l’élection du candidat d’extrême droite. Les candidats qui se sont retirés ont eu raison de le faire. La liste RN menée par Louis Aliot et soutenue par Jean-Marie Le Pen sera donc opposée le 28 juin à celle du maire sortant Jean-Marc Pujol. Face à cette réalité il faut tout faire pour empêcher l’extrême droite de s’installer à Perpignan. Cela serait catastrophique pour les habitant.e.s, sur le plan social, démocratique, culturel, économique et environnemental, et aussi nationalement. La montée de l’extrême droite en France et en Europe en serait renforcée.

Alors ne nous voilons pas la face ! Barrer la route à cette mortifère éventualité ne peut se faire que d’une seule manière et ce n’est pas l’abstention. La question n’est pas ce que nous pouvons penser de Jean-Marc Pujol et de sa politique, la question est que pour que le FN ne soit pas élu, un seul geste barrière peut stopper le danger : mettre le bulletin de vote Pujol dans l’urne le 28 juin prochain.
Cet appel que nous assumons pleinement ne nous empêche cependant pas de revenir sur les causes qui ont conduits à ce désastreux « remake » de 2014. La seule façon de l’éviter, et celles et ceux qui connaissent la réalité perpignanaise le savaient, et d’ouvrir une perspective de progrès à Perpignan était de construire une liste unique à gauche. Avec une droite divisée, la victoire était possible. Nous avons pour notre part, dés 2018, mis tous nos efforts dans la bataille pour parvenir à cet objectif. Mais cette option ne rentrait pas dans la stratégie politique de certains, notamment d’EELV qui, forte de son résultat aux européennes, s’est auto proclamée investie du leadership à gauche et a fait le pari d’une vague verte… qui n’a pas eu lieu, renvoyant la question de l’union au second tour. Les mêmes ont rejeté un mouvement citoyen qui se construisait sur l’idée de faire de la politique autrement, Cette désunion a été bien trop facilement actée par d’autres forces à gauche . L’ intervention populaire a été insuffisante et la machine à perdre s’est enclenchée.
Beaucoup d’électrices et électeurs de gauche sont en colère aujourd’hui et nous les comprenons. Mais cette colère ne doit pas les conduire à sous estimer le grave danger que représenterait l’arrivée à Perpignan de l’extrême droite. Nous devons ensemble empêcher cela ! La vraie question de fond pour la suite est, dans notre diversité, de reconstruire dans l’action une gauche citoyenne, populaire et écologiste à Perpignan et un projet commun pour notre ville ».