Ce lundi 1er février, en conseil communautaire de Perpignan-Méditerranée Métropole (PMM), le président Robert Vila (LR/ Les Républicains), par ailleurs maire de Saint-Estève et conseiller départemental, est bien décidé à rompre avec le passé et à faire le ménage au sein de la gouvernance de l’Office Public de l’Habitat Perpignan-Méditerranée (OPH-PM), à la tête duquel il va passer la main, dans la perspective d’une fusion désormais incontournable

 

Dans un premier temps, Robert Vila va proposer la candidature d’une haute personnalité perpignanaise en la personne de Me Bernard Vial, lequel jouit d’une très haute estime parmi ses confrères et, surtout, dont les compétences sont particulièrement appréciées et reconnues dans les milieux professionnels du Logement social.

Robert Vila va demander aux membres du conseil d’administration (CA) de l’OPH-PM de l’élire en tant qu’administrateur. Par la suite, évidemment, le patron de PMM souhaite que Bernard Vial lui succède certes à la présidence de l’OPH-PM, mais surtout plus tard, lorsque la fusion sera effective avec un autre organisme de logements sociaux (une filiale de la Caisse des Dépôts) comme l’impose désormais la loi dans le cadre de regroupements, que Bernard Vial préside le nouvel ensemble.

C’est là un événement, car c’est l’une des premières fois, dans les P-O en tout cas, qu’une personnalité non-politique pourrait se retrouver aux commandes d’un secteur « politiquement sensible ». A l’évidence, Robert Vila veut rendre son indépendance de gestion à un organisme dont l’image a été trop souvent brouillée dans le passé par le clientélisme.

Selon ses proches, Robert Vila entend bien à partir de maintenant tourner définitivement la page actuelle d’une gouvernance clivante qui souffre de vives contestations au plan politique, souhaitant introduire une dose de sérénité dans la gouvernance.

Faut-il y voir là un signal, geste d’apaisement en direction du nouveau maire de Perpignan, Louis Aliot ? L’avenir nous le dira.

 

L.M.