Hier, lundi 22 novembre, en fin de journée, les élus de la communauté Urbaine Perpignan-Méditerranée Métropole (PMM), ont fait, sur un air qui pourrait s’apparenter à une sardane de circonstance pour apprentis-sorciers, un premier pas – en avant… pour plus tard deux en arrière ? -, en direction de la réalisation du projet d’implantation de « l’Ecole 42 » (formation numérique pour développeurs et autres tendancieux), si chère – au sens propre comme au sens figuré -, à nos édiles, en créant l’association 42 Perpignan* laquelle, selon eux, doit permettre enfin d’accélérer l’implantation dudit projet à l’ancien bâtiment du grand magasin Les Dames-de-France, puis de la FNAC (place Catalogne), récemment racheté par la Ville pour une réouverture du site, dès l’année prochaine (si tout va bien Mme la Marquise – cela tombe bien il y en a justement une dans l’architecture), afin d’y accrocher l’enseigne « Ecole 42 ».

Seulement voilà : est-ce là, vraiment, l’objectif, l’ambition de l’équipe municipale présidée par Louis Aliot (RN) ? On peut légitimement, et sans polémiquer, poser LA question.

Explications : hier, lors des débats, intenses, proches de l’émotion, un certain élu de l’Opposition municipale perpignanaise, Bruno Nougayrède (LR), a fustigé le maire de Perpignan – absent mais excusé -, en plein conseil communautaire de la Métropole donc, sans qu’un seul élu de la Majorité municipale perpignanaise ne prenne la parole pour le défendre. Bizarre, pour le moins, non ?

Autre point qui aura retenu l’attention des observateurs de la politique locale, et non des moindres car il était le pain du jour essentiel de ce rendez-vous communautaire : sur le sujet brûlant de « l’Ecole 42 », nous y revoilà, aucun élu toujours de la Majorité municipale de Perpignan emmenée par Louis Aliot (absent mais excusé on vous le répète) n’a commis la moindre intervention pour mettre en avant le projet… et c’est un certain Bruno Nougayrède, himself, qui est monté au créneau pour… mettre en évidence, sur les rails, le dit projet ! Incroyable, non ? Surtout lorsqu’on sait – et nous le savons à la rédaction de Ouillade.eu – que Bruno Nougayrède n’est pas très copain avec Louis Aliot, loin s’en faut, au point qu’il pourrait être celui qui croisera le fer avec l’actuel maire de Perpignan, lors des prochaines Municipales, en 2026… Bizarre, une fois de plus.

Alors, LA question pourrait être posée différemment : y’aurait-il une stratégie, un deal sur le sujet de « l’Ecole 42 » entre l’un et l’autre ? Ce deal consisterait, par exemple, à laisser le champ libre à Bruno Nougayrède pour porter le projet de « l’Ecole 42 », en lieu et place de Louis Aliot, pour plus facilement faire passer la pilule financière auprès de Dame Carole Delga (PS), puissante, très puissante** présidente de la Région Occitanie/ Pyrénées-Méditerranée… Déterré (pour avancer) ainsi, cela parait logique.

A suivre.

L.M.

 

*C’est Laurent Gauze, élu à Rivesaltes, 2e vice-président de la métropole Perpignan-Méditerranée (PMM), président de la Chambre de Commerce et d’Industrie des P-O (CCI66), qui a présenté le dossier.

**Money, money. Parmi les collectivités territoriales, la Région est le puissant réservoir aux subventions. Evidemment.