Black Friday : Alternatiba66 livre ses colis aux élus de la communauté urbaine Perpignan-Méditerranée Métropole (PMM)

 

Dans la période du Black Friday, Alternatiba’66 a érigé ce samedi 27 novembre 2021 devant le siège de l’intercommunalité de Perpignan, un mur de cartons « siglés Amazon ». Les militants dénoncent une consommation débridée qui dilapide les ressources de la planète et alimente le changement climatique : « Au lendemain de la COP26 sur le Climat, il est urgent de remettre en cause l’installation d’Amazon à Rivesaltes », expliquent-ils.

« L’intercommunalité Perpignan-Méditerranée Métropole nous mène droit dans le mur » : c’est ce qu’affirme l’association Alternatiba66. Par ce monument éphémère, l’association entend d’une part, interpeller les décideurs de l’intercommunalité PMM pour leur rappeler la nécessité de stopper l’installation d’Amazon (trois projets d’entrepôts géant ont déjà été stoppés par la justice, dont celui de Fournès dans le Gard) et d’autre part, rappeler que le Black Friday est le jour ou Amazon réalise son plus gros chiffre d’affaire dans le monde et en France : « La multinationale à donc une responsabilité énorme dans ce modèle insoutenable de surproduction et de surconsommation ».

Les organisateurs de cette livraison insolite aux portes de l’hôtel de l’Agglo à Perpignan soulignent que « dans un rapport récent sur l’empreinte carbone, le Haut-Conseil pour le Climat rappelle que la contribution de la France au changement climatique ne se limite pas aux émissions de gaz à effet de serre du territoire (6,7 t éqCO2/ habitant), mais inclut les émissions de biens et services importés, l’empreinte réelle de la France est donc 11,5 tonnes équivalent CO2 /habitant/an. Smartphones, équipements électroniques, électroménager, voitures sont les émissions importées de CO2 prédominantes. Un niveau d’émission de GES bien trop élevé indigne de l’exemplarité affichée ».

Ils poursuivent : « L’acte d’achat est un choix important, avec des conséquences concrètes sur l’environnement, l’emploi et l’économie locale (…). Ne soyons pas aveuglés par les encarts publicitaires séduisants du Black Friday, privilégions une consommation responsable, en s’assurant de la durée de vie et de la réparabilité des produits que nous devons acquérir. Ceci pour limiter leur renouvellement et favoriser les emplois locaux des services de réparation (…). Un cadre réglementaire normatif est devenu essentiel aujourd’hui, pour disposer de produits durables ».

Enfin, ont-ils concluent devant les médias : « La métropole Perpignan-Méditerranée est dans la phase finale de préparation du Règlement Local de Publicité intercommunal (RLPi), un moment important pour décider de sortir de l’espace public ces sollicitations excessives matérialisées par l’omniprésence d’affichages publicitaires démesurés ».