« Lettre ouverte

A Monsieur Jimmy Paradis

Monsieur,

Dans une tribune libre en date du 3 septembre 2019, vous indiquez avoir écrit aux quatre députés s’agissant de l’interdiction des « thérapies de conversions ».
N’ayant reçu aucune lettre de votre part à mon cabinet parlementaire, je me permets de vous indiquer qu’elle se situe au 18 boulevard Clemenceau à Perpignan !
S’agissant de ce sujet, je souhaite répondre à votre interpellation publique.
La notion de thérapie laisse penser que l’homosexualité serait une maladie ou un comportement qui pourraient se soigner. Je trouve un tel présupposé inacceptable dans une France du XXIe siècle.
Le fait que le nombre de suicides chez les jeunes homosexuels, soit quatre fois supérieur que chez les jeunes hétérosexuels, devrait inciter certains à une réflexion.
Je suis donc favorable à une interdiction des « thérapies de conversion ».
En revanche, il me semble utile de préciser qu’une partie de votre tribune n’est pas pour moi acceptable. Quand vous indiquez lutter « contre les homophobies des parvis du dimanche matin ! », je pense que vous êtes victime d’une christianophobie tout aussi inadmissible.
On ne combat pas une phobie par une autre.
Je vous indique donc, qu’en cas de présentation d’une loi visant à interdire ces « thérapies de conversion », mon vote sera en adéquation avec mes explications ».

 

Louis ALIOT
Député des P-O
Conseiller municipal et communautaire de Perpignan