L’’ancien Président de la République du Sénégal sera à Perpignan, à l’’invitation du Centre Méditerranéen de Littérature (CML) et de l’’Université de Perpignan, mercredi 10 juin à partir de 16h, au Théâtre de l’’Archipel de Perpignan, à l’’occasion de la présentation des « Mémoires » (Seuil) de l’’ancien Secrétaire Général de la Francophonie, suivie de la 3ème édition de la cérémonie de remise de diplômes de docteurs de l’UPVD.

L’ancien président sénégalais signe un livre de mémoires classique, sincère et passionnant, à son image, et en toute fidélité à son maître vénéré, Léopold Sédar Senghor.Depuis sa défaite à l’élection présidentielle de mars 2000, face à Abdoulaye Wade, Abdou Diouf, devenu en 2003 Secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (jusqu’au 1er janvier dernier), président de la République sénégalaise pendant 19 ans et premier successeur du «père de la nation» (et poète de la «négritude») Léopold Sédar Senghor, est davantage connu comme l’homme politique qui a accepté –et donc permis– l’alternance pacifique, ce qui constitue malheureusement une trop grande rareté sur le continent africain, plutôt que comme le personnage historique qui a poursuivi l’œuvre de son maître et consolidé une démocratie qui, comme dans d’autres régions africaines, reste toujours fragile. Le livre de Mémoires publié par les éditions du Seuil en octobre dernier vient en grande partie réparer cette injustice relative. A travers les quelques quatre cents pages de cet ouvrage écrit d’une plume alerte, le lecteur peut juger d’un parcours exemplaire, à la fois sur le plan administratif et politique, révélant un des hommes d’Etat qui a sans doute le plus profondément marqué le continent africain dans les dernières décennies du XXe siècle. Référence démocratique, personnage affable et discret, Abdou Diouf a su relever le défi de succéder à Senghor –et non pas, explique-t-il, de remplacer cet intellectuel à vrai dire irremplaçable, disparu en 2001– et de faire jouer un rôle non négligeable, bien que de façon modeste, à son pays dans le concert des nations, à la fois en Afrique et au niveau mondial.

Le parcours d’Abdou Diouf au sommet de l’Etat sénégalais constitue la trame principale, très classique, de ses Mémoires.

Rayonnement du continent africain

La rapidité de cet itinéraire de jeune comète tient à la fois à ses compétences qu’à sa proximité, de plus en plus importante, avec Léopold Sédar Senghor qui, intellectuel avant d’être homme d’Etat, tient à s’entourer des meilleurs éléments d’une jeunesse qui compte alors peu de cadres sur lesquels le nouvel Etat sénégalais peut s’appuyer. Sorti major de l’École nationale de la France doutre-mer, Abdou Diouf sengage pleinement au service de son pays, le Sénégal, qui vient daccéder à lindépendance. À 26 ans, il est nommé gouverneur de la région du Sine-Saloum, puis se voit appelé aux côtés du Président Léopold Sédar Senghor, limmense poète de la négritude dont il fera son mentor. Il dirige alors son cabinet puis devient successivement son secrétaire général, son ministre, son Premier ministre et enfin son successeur à la tête de la République du Sénégal. Il sera réélu trois fois à ce poste, quil occupera près de vingt ans et quittera en 2000 en vrai démocrate. Mais dès 2003, linfatigable Abdou Diouf est élu secrétaire général de la Francophonie. Il prolonge ainsi sur le plan international son combat pour la démocratie et son uvre de tolérance et de paix, d’ouverture au monde et de rayonnement du continent africain.
Pour la première fois, Abdou Diouf raconte dans un livre « Mémoires » ‘(Editions du Seuil) dans le détail son prestigieux parcours politique, qui court sur près dun demi-siècle, et dont on chercherait en vain un équivalent contemporain. Toujours ouvert au dialogue, notamment à celui qui doit prévaloir entre les religions, cet homme épris de liberté se révèle aussi un homme de culture dune rare finesse desprit. Ses Mémoires, où de savoureuses anecdotes côtoient les convictions humanistes les plus profondes, s’adressent à l’humanité de chacun de nous.

 


 

Le programme :


Au théatre de l’Archipel de Perpignan mercredi 10 juin

16h00/ 16h45 Séance de dédicaces du livre de Son Excellence Adbou Diouf, « Mémoires » ‘Editions du Seuil)
17h00 : Table ronde « Ecrire l’Afrique » autour de M. Adbou Diouf animée par M. Bernard Thomasson (France Info) – Entrée libre

En présence de :

-Fabrice Lorente, president de l’université de Perpignan.
-André Bonet, président du CML
-Thomas Dietrich, étudiant à Sciences Po. Les éditions Albin Michel publie son premier roman « Là où la terre est rouge » qui raconte la construction de vie d’un jeune opportuniste dans le continent africain.
-Albert Lourde, Recteur de l’Université Senghor d’Alexandrie. Il est membre du réseau des Chaires Senghor de la francophonie et titulaire de la Chaire Senghor de Perpignan jusqu’en 2009.
-Samir Patrice El Maarouf, auteur de l’essai « Les prémices littéraires des révolutions arabes » que l’UPVD de Perpignan avait mis à l’honneur dans une précédente publication.
-Samia Selmani, auteur de « Romans francophones et représentations du féminin » aux Editions Harmattan.
– Lucas Barande, lauréat des Trophées de la jeunesse, et Michael Lavois, représentants de la Junior Association « Oxyjeune Corneilla la Riviere » (soutien pour l’éducation des enfants au Sénégal)

19h00 : Ouverture de la cérémonie de remise de diplômes, discours, témoignages et allocution de son Excellence Abdou Diouf

20h00 : Remise de diplômes ( cette remise de diplomes est sur réversation et inscription obligatoire sur www.boitaclous.com ou dans les points de vente habituels (Fnac, Carrefour, Auchan)

20h30 : Les Franglaises, un spectacle mêlant humour, musique, théâtre et danse, lauréat du Molière 2015 (catégorie Théâtre Musical) et lauréat des Mots d’Or de la Francophonie 2014

Plus d’infos CML: 04 68 51 10 10