C’est dans l’air du temps.

Carole Delga (PS), présidente de la Région Occitanie/ Pyrénées-Méditerranée, reviendrait à Perpignan, ce jeudi 25 juin, pour renouveler publiquement, sur le terrain, son indéfectible soutien à Jean-Marc Pujol (LR), maire de Perpignan, candidat donc à sa propre succession, et en ballotage défavorable à l’issue du 1er tour de scrutin des élections municipales, placé second par les électeurs du 15 mars dernier à plus de dix-sept points derrière le député-candidat Louis Aliot (RN).

De son côté, Edouard Philippe (LR), chef du gouvernement du Président Macron, réfléchirait à un coup médiatique pour à son tour soutenir le candidat Jean-Marc Pujol. Vraisemblablement par la diffusion d’une lettre dans la presse – ce vendredi 26 juin ? – appelant les électeurs perpignanais à faire barrage au candidat du Rassemblement National (RN), Louis Aliot, et donc à voter pour le maire sortant.

Dans l’entourage du député Louis Aliot, on rappelle que « en 2017, lors des législatives, le Premier ministre, un certain Edouard Philippe, s’était carrément déplacé dans les P-O, pour faire campagne sur la 2e circonscription, et cela n’avait pas empêché l’élection de Louis Aliot… Les Catalans, comme les Corses, les Basques ou les Bretons, n’aiment pas que le pouvoir central – incarné ici par Paris et Toulouse l’Occitane – vienne leur dicter la leçon, dire ce qu’ils doivent faire ou ne pas faire. C’est très maladroit, voire humiliant, en tout cas c’est clivant dans l’électorat et cela peut produire l’effet inverse escompté ! ».