Deux femmes, deux artistes aux fortes sensibilités, deux techniques différentes

 

 

 

Pascale MASARDO est plasticienne. Dès l’enfance, elle est particulièrement sensible aux paysages et sous l’influence paternelle, se plonge dans l’Art par les livres.

Elle dessine et entre aux Beaux-Arts de Perpignan en 1979 où elle apprendra à développer la notion de concept et la nécessité de donner du sens à ses créations. En 1985, elle présente son Diplôme d’expression artistique sur le thème des antagonismes: présent/ passé, privé/public. Son diplôme obtenu, elle participe à quelques expositions, puis se met en retrait.

En 1989, elle devient enseignante en arts plastiques. En 2011, elle se familiarise avec la photographie, puis à l’outil informatique et réalise ses premières images numériques, dans lesquelles elles mêlent sa perception du paysages aux réminiscences de le Renaissance.

A partir de 2015, grâce aux réseaux sociaux elle renoue avec les anciens des Beaux-Arts et expose plus régulièrement. Elle crée un univers imaginaire, composé de formes n’ayant pour autre vocation que la beauté.

Sa recherche permanente porte sur la germination et l’éclosion dans un environnement nimbé de jeux de lumière dans lesquels s’entrecroisent, se mêlent des formes florales, aériennes, aquatiques.

Chaque œuvre est un mystère qu’il nous est permis, non seulement de contempler, mais mieux de pénétrer pour tenter d’en saisir le sens. Techniquement, ses créations s’appuient sur la capture de multiples composants avec un appareil photo ou un smartphone. Puis ces images, sont informatiquement retravaillées, mixées, fondues, déstructurées, réassemblées, combinées et harmonisées avec des formes géométriques, circulaires, ovoïdes, cubiques, pour construire des possibles.

Paysages ? Espaces stellaires ? Rêves matérialisés ? A chacun d’y retrouver ses sensations, ses émotions, ses parts de rêves. Notre esprit se promène hors des réalités environnantes pour accéder à des contrées imaginaires, des songes traduits pour nous ouvrir la route. Le fascinant voyage proposé est constellé de symbolique qui nous laisse la liberté de vagabonder virtuellement dans nos propres rêves et univers fantastiques.

 

 

Chantal TOMAS, autodidacte, elle crée des œuvres immobiles et dynamiques à la fois.

Ses sculptures sont des instantanés de la vie de ses sujets, une pose, une attitude sont des extraits fugaces de mouvements plus amples, dont on perçoit l’avant et l’après. Nous oscillons entre l’instantané physique et l’émotion qui a inspiré l’œuvre. Une intériorité qui peu à peu fait surface, sort de l’enveloppe de la terracotta, pour nous révéler l’imaginaire, non pas seulement du sujet, mais aussi et surtout, celui de l’artiste, qui a lâché prise, qui a libéré ses émotions, son vécu et sa sensibilité, qu’elle a pétri comme la matière même de la sculpture.

Chantal a appris les rudiments de la sculpture en pratiquant le bas-relief et aujourd’hui elle avait envie de montrer l’intérêt que présente ce mode d’expression.

Le bas-relief est une technique qui réunit la peinture et la sculpture car elle permet de réaliser des paysages et des scènes en relief, d’inclure des personnages dans un espace donné et ainsi de raconter des histoires visuelles, « avec plus de relief ».

Utilisé par toutes les civilisations, depuis la nuit des temps, en murale, sur les sarcophages, en rappel historique de la vie du défunt, le bas-relief est aujourd’hui un peu boudé par les artistes ou relégué au rang de seul motif décoratif. Les œuvres de Chantal Tomas, sculptures comme bas-reliefs, expriment des émotions, elles parlent, sachons les regarder avec attention pour mieux les entendre.
Pour la dégustation, le Domaine Jaubert va nous faire apprécier ses crus.
-Exposition en place jusqu’au 28 décembre, tous les jours sauf dimanche de 9h 30 à 18h 30.

-Au restaurant « Le Yucca », jusqu’au 15 décembre, ce sont les nouvelles créations à l’acrylique liquide de Annick LLORY , le vernissage aura lieu vendredi prochain 29 novembre à partir de 18h 30.