(Communiqué)

 

-« Décembre : à Perpignan, le mois des démolitions !

On se souvient de la démolition expéditive du presbytère de la cathédrale, en décembre 2015.
L’œuvre de Léon Bénouville, bazardée par un « arrêté de police » pour de mauvaises raisons, n’a laissé à sa place dans le centre de Perpignan qu’un grand trou et un pignon aveugle, vision de la ville que les édiles actuels semblent partager, eux aussi.

Décembre 2021 : c’est au tour de l’îlot Puig d’y passer !
En 2018 les habitants de Saint-Jacques s’étaient opposés physiquement à sa disparition, et avaient arrêté les bulldozers.
A la demande de l’ASPAHR, une expertise avait été réalisée par l’ingénieur Norbert Aigouin, qui avait conclu à la possibilité de leur remise en état. L’ASPAHR a demandé, en vain, depuis cette époque que les bâtiments endommagés par les engins soient protégés et confortés, en attendant leur réhabilitation.
Mais ce n’est pas le projet de la ville, qui a fait porter au nouveau plan de Sauvegarde (PSMV, qui tient lieu de plan d’urbanisme), approuvé en 2014, la modification du tracé des voies. Pourquoi ? Dans les villes historiques, il faut changer les rues qui ne plaisent pas au maire !
Adieu la Traverse de l’Anguille et, donc, adieu à l’îlot Puig.

L’ASPAHR s’élève avec force contre cette destruction. Le quartier Saint-Jacques a une valeur d’ensemble qui, au fil des démolitions, disparaît.
Les constructions qui remplaceront celles que l’on rase aujourd’hui n’auront jamais le caractère ancien, ni les qualités de celles qui sont détruites.
La ville va vers la banalité et la perte de mémoire.
Il faut arrêter cette politique et s’engager vers une politique de préservation, de rénovation, de mise en valeur, au bénéfice de tous les habitants. C’est possible ! ».

 

Le bureau de l’ASPAHR