Le syndicat La CGT dénonce notamment dans un communiqué « plusieurs interventions des forces de l’ordre totalement injustifiées », mais également « l’extrême violence » d’un « groupe d’individus dont certains se revendiquant gilets jaunes »

 

Pour une fois, le syndicat La CGT n’accuse pas – directement en tout cas -, Marine Le Pen, comme son Secrétaire Général Philippe Martinez nous y a si souvent habitué… Visiblement, ce n’est plus dans l’air du temps : surtout depuis que, de sondages en sondages, nous apprenons qu’une partie des militants cégétistes aurait franchi le Rubicon politico-social se disant prêts à voter pour le Rassemblement National (RN)… Simple retour au bercail traduiront certains en rappelant que : c’est le 21 avril 1941 que le Maréchal Pétain – nous y voilà -, a instauré officiellement par la loi Belin le 1er mai comme « la fête du Travail et de la Concorde sociale », appliquant ainsi la fameuse devise « Travail, Famille, Patrie ».
La CGT a déploré « 21 blessés dont quatre graves » lors de « violences inacceptables contre le monde du travail », samedi 1er mai après la traditionnelle manifestation parisienne pour célébrer la journée (désormais) internationale des travailleurs durant laquelle elle s’est sentie « particulièrement ciblée ».

On aurait aimé que, dans un passé récent encore, la même CGT, avec force et conviction, de la même manière, dénonce toutes les violences qui, sous de futiles prétextes sociaux, lors de défilés plus ou moins directement liés à la condition des travailleuses et des travailleurs, abrite des groupuscules de casseurs… plutôt qu’à chaque fois nous servir la rengaine, facile, des brutalités policières et pointer du doigt l’extrême-droite.

Vous allez voir qu’il y aura bien un crétin utile qui viendra nous expliquer, « en guise de commentateur officialisé et patenté », sur les chaînes de télévision publiques ainsi qu’à la radio d’Etat « Que les Gilets Jaunes c’est la basse-cour du Rassemblement National »… Mais quel mépris des Travailleurs !

Bref, inutile d’épiloguer, nous voilà en train de surnager dans le scénario de l’histoire de l’arroseur arrosé.

Selon le ministère de l’Intérieur, cette journée de manifestations a réuni plus de 110 000 personnes dans 281 cortèges dans toute la France, et 150 000 selon la CGT. Soit moins que l’an passé, un 1er Mai qui s’était également déroulé en pleine crise COVID-19.

En début de soirée, le ministère de l’Intérieur a fait état de quarante-six interpellations à Paris et dix dans le reste du pays. L’Intérieur recense six policiers blessés dans toute la France, dont trois à Paris. Par ailleurs, à Lyon, les forces de l’ordre ont dû intervenir pour disperser « un groupe de 200 personnes » en tête du cortège a rapporté la préfecture qui indique que les affrontements ont fait vingt-sept blessés parmi les forces de l’ordre. Comme d’habitude : très peu d’interpellations, il y aura.

Malgré la facture énorme des dégâts constatés, hier encore, et dont le financement aurait permis depuis longtemps de servir des retraites décentes à tous nos aînés au bout de quatre décennies de bons et loyaux services, comme souvent les rares arrestations risquent de déboucher sur de simples rappels à la loi. C’est tellement facile d’attraper les participants à un dîner clandestin pour couper la faim à des gastronomes fans de Napoléon… Tellement plus facile qu’ils se mettent à table sans cagoule et sans batte de baseball, eux.

 

L.M.