Le Figaro.- Sont nommés ministres :

 

-Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et Numérique
Bruno Le Maire reste numéro deux du gouvernement. «Ce n’est pas un scoop», commentait le ministre de l’Économie ce lundi matin sur France Inter. Le choix de la stabilité, donc, face au retour de l’inflation et à l’enjeu du pouvoir d’achat.

 

-Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur et des Outre-mer
Il est conforté dans un portefeuille élargi. En poste au sein du gouvernement depuis plus de cinq ans, Gérald Darmanin est reconduit à la tête d’un grand ministère de l’Intérieur, où il récupère la tutelle des Outre-mer.

 

-Catherine Colonna, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères
Elle reste au ministère des Affaires étrangères. Ancienne ministre des Affaires européennes sous Jacques Chirac, Catherine Colonna est la deuxième femme à accéder au Quai d’Orsay sous la Ve République.

 

-Éric Dupond-Moretti, garde des Sceaux, ministre de la Justice
Le garde des Sceaux conserve lui aussi sa fonction. Nommé pour la première fois le 6 juillet 2020 par le premier ministre Jean Castex, le ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti reste en poste à la Chancellerie malgré sa mise en examen pour prise illégale d’intérêts et ses relations tendues avec la magistrature.

 

-Sébastien Lecornu, ministre des Armées
Pas de changement pour cet ex-LR devenu fidèle du président. Récemment promu aux Armées après s’être occupé du ministère des Outre-mer durant deux ans, l’élu de l’Eure reste à la tête de la Grande muette.

 

-Olivier Dussopt, ministre du Travail, du Plein emploi et de l’Insertion
Il est souvent cité en modèle d’élargissement par Emmanuel Macron. Ancien député-maire PS d’Annonay (Ardèche), Olivier Dussopt a d’abord voté contre le premier budget de la majorité en 2017, avant d’hériter des Comptes publics au sein du gouvernement. Ayant fait ses preuves, l’ex-socialiste a été promu à la tête du ministère du Travail, où il vient d’être confirmé.

 

-Pap Ndiaye, ministre de l’Education nationale et de la Jeunesse
À peine nommé en mai dernier, il avait aussitôt été critiqué par la droite et les nationalistes. Mais le ministre de l’Éducation nationale Pap Ndiaye, dont Emmanuel Macron a loué le «discours universaliste» et l’«attachement à la République», reste en poste malgré les attaques de l’opposition.

 

-Sylvie Retailleau, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
Nouveau visage de ce second mandat, Sylvie Retailleau, nommée en mai dernier par Élisabeth Borne, reste en place. Elle continue donc de s’occuper du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

 

-Marc Fesneau, ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire
Il est lui aussi confirmé. Nommé au ministère de l’Agriculture après avoir fait ses preuves aux Relations avec le Parlement, le centriste du MoDem Marc Fesneau, qui l’a emporté aux législatives, conserve son ministère.

 

-Christophe Béchu, ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires
Secrétaire général d’Horizons, le parti d’Édouard Philippe, Christophe Béchu est promu. De ministre délégué chargé des Collectivités territoriales, il passe à ministre en charge de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires. Il remplace ainsi Amélie de Montchalin, battue lors des dernières élections législatives.

 

-Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique
Cette adhérente d’En marche! depuis 2016 garde le ministère de la Transition énergétique. Un portefeuille qui a toute son importance tandis qu’Emmanuel Macron souhaite faire de la planification écologique l’un des marqueurs de ce nouveau quinquennat, au point de l’avoir directement rattachée à Matignon.

 

-Rima Abdul-Malak, ministre de la Culture
Nouvelle venue du premier gouvernement d’Élisabeth Borne, l’ancienne conseillère d’Emmanuel Macron à l’Élysée, Rima Abdul-Malak, reste ministre de la Culture, où elle a succédé à Roselyne Bachelot.

 

-François Braun, ministre de la Santé et de la Prévention
Le poste de ministre de la Santé était à pourvoir depuis la défaite de Brigitte Bourguignon aux élections législatives. Il est désormais occupé par François Braun, médecin urgentiste et président de Samu-Urgences de France. Il a notamment été le «M. Santé» du président-candidat Emmanuel Macron durant la campagne, et s’est récemment vu confier une «mission flash» d’un mois sur les urgences. Ses 41 propositions avaient toutes été retenues par l’exécutif : il lui revient désormais de les mettre en œuvre.

-Jean-Christophe Combe, ministre des Solidarités, de l’Autonomie et des Personnes handicapées
Clap de fin pour Damien Abad, éphémère ministre des Solidarités, de l’Autonomie et des Personnes handicapées. Visé par des agressions sexuelles et de viol, il est remplacé par le directeur général de la Croix-Rouge, Jean-Christophe Combe.

-Stanislas Guerini, ministre de la Transformation et de la Fonction publiques
Rien ne change pour ce fidèle de la macronie qui reste à la Transformation et à la Fonction publiques. Le marcheur historique, avant de rentrer au gouvernement, était à la tête du parti présidentiel depuis 2018. Il doit passer la main prochainement, comme il l’a fait savoir dans un entretien au Figaro .

 

-Amélie Oudéa-Castéra, ministre des Sports et des Jeux Olympiques et Paralympiques
Malgré des débuts mouvementés, marqués par le fiasco de Stade de France lors de la finale de la Ligue des Champions le 28 mai dernier, Amélie Oudéa-Castéra reste en charge des Sports. Elle aura la lourde tâche de gérer l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques prévus en 2024.

 

Sont nommés ministres délégués :
-Olivier Véran, chargé du Renouveau démocratique, porte-parole du Gouvernement
Nouveau portefeuille à haut risque. Figure incontournable de la macronie, bien identifié par les Français depuis la crise sanitaire, le ministre sortant des Relations avec le Parlement, Olivier Véran, devient porte-parole du gouvernement. Il remplace Olivia Grégoire, nommé il y a à peine plus d’un mois, et transférée à Bercy.

 

-Franck Riester, chargé des Relations avec le Parlement
Franck Riester évolue. Auparavant en charge de l’Attractivité et du Commerce extérieur, après être passé par la Culture, il devient ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement. Il remplace ainsi Olivier Véran, qui change lui aussi de poste. Dans son exercice, il aura à gérer une Assemblée à la configuration inédite et composée d’une majorité relative fragile.

 

-Isabelle Rome, chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l’Égalité des chances
Nommée en mai dernier, la ministre déléguée chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l’Égalité des chances reste en poste. Novice en politique, l’ancienne magistrate a notamment comme premier dossier celui de l’inscription de l’IVG dans la Constitution.

 

-Gabriel Attal, chargé des Comptes publics
Pour lui, rien ne change. Passé de porte-parole à ministre délégué chargé des Comptes publics il y a un mois et demi, Gabriel Attal reste en poste. L’ancien benjamin du gouvernement a remporté haut la main sa 10e circonscription des Hauts-de-Seine.

 

-Roland Lescure, chargé de l’Industrie
C’est une des figures de la macronie qui fait son entrée au gouvernement. Pour la première fois, le député et marcheur de la première heure est nommé ministre. Il sera en charge de l’Industrie, auprès de Bruno Le Maire.

 

-Jean-Noël Barrot, chargé de la Transition numérique et des Télécommunications
Proche de François Bayrou et député MoDem, Jean-Noël Barrot fait partie des nouveaux visages du gouvernement. Autrefois vice-président de la commission des Finances de l’Assemblée nationale, il est nommé ministre délégué chargé de la Transition numérique et des Télécommunications.

 

-Olivia Grégoire, chargée des Petites et Moyennes entreprises, du Commerce, de l’Artisanat et du Tourisme
Retour à la case Bercy. Porte-parole éphémère du premier gouvernement d’Élisabeth Borne, Olivia Grégoire hérite désormais des PME, du Tourisme et du Commerce. L’ancienne secrétaire d’État à l’Économie sociale et solidaire de Jean Castex a dû faire ses armes ces dernières semaines sur plusieurs dossiers brûlants : le fiasco du Stade de France ou encore les accusations de viol visant Damien Abad.

 

-Caroline Cayeux, chargée des Collectivités territoriales
La maire ex-Les Républicains de Beauvais (Oise), Caroline Cayeux, rejoint le gouvernement d’Élisabeth Borne en tant que ministre déléguée chargée des Collectivités territoriales. Ce, sous la tutelle de deux ministres de plein exercice : Gérald Darmanin (Intérieur), et Christophe Béchu (Transition écologique).

 

-Jean-François Carenco, chargé des Outre-mer
L’ancien préfet de la région Île-de-France et haut fonctionnaire, Jean-François Carenco, est désormais ministre délégué chargé des Outre-mer. Il remplace notamment Yaël Braun-Pivet, qui a quitté le gouvernement pour rejoindre la présidence de l’Assemblée nationale, après un passage éclair aux dossiers ultramarins – elle est la détentrice du record de brièveté au poste.

-Olivier Becht, chargé du Commerce extérieur, de l’Attractivité et des Français de l’étranger
Le député LREM du Haut-Rhin, membre du parti de centre droit membre de la majorité «Agir», Olivier Becht, sera en charge des Français de l’étranger.

-Carole Grandjean, chargée de l’Enseignement et de la Formation professionnels
Auprès du ministre du Travail, Carole Grandjean est chargée de l’Enseignement et de la Formation professionnels.

-Clément Beaune, chargé des Transports
Il quitte enfin le Quai d’Orsay. Tour à tour secrétaire d’État chargé des Affaires européennes puis ministre délégué à l’Europe, Clément Beaune change de portefeuille en héritant des Transports. Récemment élu député à Paris, l’ancien conseiller d’Emmanuel Macron souhaitait de longue date élargir son champ d’action à d’autres sujets que la diplomatie.

 

-Olivier Klein, chargé de la Ville et du Logement
Le maire de Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), Olivier Klein, est nommé ministre de la Ville et du Logement. En 2020, cet ancien socialiste avait fait liste commune avec des macronistes lors des élections municipales de 2020, ce qui lui avait valu son exclusion du PS. À la tête de l’ANRU, il est présenté comme un expert des sujets dont il hérite.

 

-Agnès Firmin Le Bodo, chargée de l’Organisation territoriale et des Professions de santé
Auprès du ministre de la Santé, François Braun, Agnès Firmin Le Bodo, proche d’Édouard Philippe et de son parti Horizons, est chargée de l’Organisation territoriale et des Professions de santé.

-Geneviève Darrieussecq, chargée des Personnes handicapées
Médecin de formation et ancienne ministre d’Emmanuel Macron – à l’époque chargée des Anciens combattants – Geneviève Darrieussecq réintègre le gouvernement. Elle y sera chargée des Personnes handicapées, sous la tutelle du ministre des Solidarités.

 

Sont nommés Secrétaires d’Etat :
-Charlotte Caubel, chargée de l’Enfance
La magistrate Charlotte Caubel garde son poste de secrétaire d’État auprès de la première ministre, chargée de l’Enfance.

-Hervé Berville, chargé de la Mer
Issu des «Jeunes avec Macron», le député LREM rescapé du génocide rwandais, Hervé Berville, est nommé secrétaire d’État chargé de la Mer. Il remplace Justine Bénin, battue aux législatives.

-Marlène Schiappa, chargée de l’Economie sociale et solidaire et de la Vie associative
Il y a encore une semaine, son retour au gouvernement n’était «pas sur la table à l’heure actuelle». Marlène Schiappa a finalement été rappelée par le président de la République et la première ministre. L’ancienne ministre déléguée à la Citoyenneté sera chargée de l’Économie sociale et solidaire ainsi que de la Vie associative.

-Sonia Backès, chargée de la Citoyenneté
Sonia Backès, une ex-LR, cheffe de file de la droite en Nouvelle-Calédonie, et ralliée à Emmanuel Macron depuis plusieurs mois, est nommée secrétaire d’État chargée de la Citoyenneté.

-Laurence Boone, chargée de l’Europe
L’ancienne conseillère de François Hollande, à l’inclination économique plutôt libérale, est nommée secrétaire d’État chargée de l’Europe. Elle remplace Clément Beaune, muté aux Transports après plusieurs années au Quai d’Orsay.

 

-Chrysoula Zacharopoulou, chargée du Développement, de la Francophonie et des Partenariats internationaux
Visée par trois plaintes, dont deux pour viol, la gynécologue de formation Chrysoula Zacharopoulou reste secrétaire d’État chargée du Développement, de la Francophonie et des Partenariats internationaux.

-Sarah El Haïry, chargée de la Jeunesse et du Service national universel
Figure du MoDem, Sarah El Haïry s’est fait connaître au cours du dernier quinquennat en portant une voix laïque et républicaine au secrétariat d’État à de la Jeunesse. Elle retrouve ses fonctions après avoir remporté sa 5e circonscription de Loire-Atlantique.

 

-Patricia Mirallès, chargée des Anciens combattants et de la Mémoire
Début mai, et tandis que la campagne des élections législatives se lançait, la députée LREM avait été au cœur d’une enquête de Mediapart, mettant en cause la gestion de ses frais de mandat. Patricia Mirallès a été nommée secrétaire d’État chargée des Anciens combattants et de la mémoire.

 

-Bérangère Couillard, chargée de l’Écologie
Députée LREM depuis 2017, Bérangère Couillard fait ses premiers pas au gouvernement. Issue de la société civile, elle devient secrétaire d’État chargée de l’Écologie.

-Dominique Faure, chargée de la Ruralité
Dernier visage nouveau de ce remaniement, Dominique Faure est nommée secrétaire d’État chargée de la Ruralité. Auparavant maire, ingénieure informatique de formation, elle a été élue députée de la 10e circonscription de Haute-Garonne. Un premier mandat parlementaire obtenu à quelque cent voix près face à la NUPES.