Le jour se lève sur la baie de Paulilles, entre Port-Vendres et Banyuls-sur-Mer… depuis la terrasse du restaurant SoléMio, unique et magique !

 

L’absence cruelle, depuis des années, d’une politique du tourisme digne de ce nom au niveau départemental, tant dans les instances institutionnelles que dans les collectivités territoriales des Pyrénées-Orientales, doit conduire les professionnels du secteur à se mobiliser pour enclencher une réflexion à la hauteur des atouts naturels et patrimoniaux de notre territoire.

L’ADT actuelle (l’Agence de Développement Economique) doit revoir entièrement sa feuille de Route – mais en a-t-elle vraiment eu une, ne serait-ce que le temps d’une saison ? – ainsi que reconsidérer l’équipe dirigeante censée la manager. Car aujourd’hui, force est de constater, à regrets, que l’ADT n’est qu’un machin à statistiques, incapable d’impulser des programmes touristiques attractifs, innovants, pour inventer les solutions à tous nos problèmes.

En 2020, la première économie départementale, le Tourisme – qui tire également dans son énergie, ainsi que ses multiples et divers débouchés, l’Agriculture, notamment la viticulture – ne peut plus se contenter d’être représentée, aux plus hauts niveaux décisionnaires, par des personnes mises en place grâce (ou « à cause » selon où on se place) aux appareils politiques, dans une suite clientéliste insupportable qui permet de caser les copains d’abord, ses courtisans, souvent sans expérience et, malheureusement quelquefois aussi, sans la moindre compétence !

Les professionnels su secteur doivent battre le rappel dès cette rentrée. Le patronat doit également redevenir influent pour peser sur des décideurs amorphes, englués dans des mandarinats d’Opérette, entre places du Capitole et de la Comédie… A cause de ces derniers, nous sommes en train de perdre le Sud. Un comble !

A quelques mois de futures échéances électorales – Départementales et Régionales – capitales pour inscrire le Roussillon dans de véritables et ambitieux projets touristiques, les professionnels de l’industrie touristique doivent oser imposer l’identité de notre territoire : ses paysages, superbement environnés par la Méditerranée et les Pyrénées, ses traditions, ses monuments, ses hommes… sa culture. Il y a dans les P-O de belles richesses à développer, à mettre en vitrine, tout en les préservant. Il est grand temps de faire notre révolution touristico-culturelle, aussi modeste soit-elle.

L.M.