(Communiqué)

 

 

-« Montagnes catalanes : propositions vertes pour une saison blanche
« Nos territoires de montagne ont des ressources, nous saurons les mobiliser »

Alors que les stations de ski catalanes n’ouvriront pas cette année, nous partageons l’émotion qui est celle, aujourd’hui, de tout un territoire. Nous espérons que les conséquences humaines de cette situation seront prises en compte par les pouvoirs publics, « quoi qu’il en coûte ».

Mais nous observons aussi qu’un public significatif a été au rendez-vous des vacances de Noël, comme cela a également été le cas, depuis, lors de chaque week-end ensoleillé. Mieux : la plupart des activités proposées ont affiché complet, au point que toutes les demandes n’ont pas été satisfaites.

C’est pour nous la preuve qu’une autre voie de développement de notre économie hivernale est possible. Que notre territoire a des ressources. Et que nous saurons les mobiliser.

Certes, la pratique du ski de fond, du ski de rando, des raquettes ou des autres sports de montagne n’est pas sans impacts sur l’environnement : vu la fragilité de la faune hivernale et les flux constatés cet hiver, il faudra rapidement prévoir de mieux les canaliser.

Bien sûr, ces activités alternatives au ski alpin sont moins rémunératrices :
– sauf qu’elles coûtent également peu cher à mettre en place et exigent peu d’investissements ;
– et qu’elles sont accessibles au plus grand nombre, pas seulement aux 8 % de Français qui ont aujourd’hui les moyens de se payer un forfait en station…

Nous vivons cette année comme un avant-goût du jour où nous devrons faire sans ou avec moins de ski de piste – que ce soit pour cause de réchauffement climatique ou de renchérissement des coûts de l’enneigement artificiel.

Alors, anticipons !

Maintenons en état nos domaines de ski alpin, mais sans nouvelles pistes, nouvelles liaisons ou nouvelles retenues collinaires.

Donnons désormais la priorité des investissements :
– aux activités « quatre saisons »,
– à l’amélioration de l’accueil et à la qualité du bâti,
– à une meilleure intégration paysagère des équipements,
– au développement des mobilités douces.

Et puis, surtout, encourageons la création de séjours qui ne soient pas surdéterminés par le ski alpin.

La clientèle répondra présente. Les emplois seront au rendez-vous.
Travaillons dès aujourd’hui à amorcer cette transition dont nous avons grand besoin ».