Le ciel gastronomique du Roussillon s’assombrit encore plus avec la sortie, hier – très attendue chaque année – de la Bible rouge, le Guide Michelin

 

Dans son verdict étoilé, édition 2022, le célèbre et incontournable guide n’y va pas avec le dos de la cuillère, concernant son classement des restaurants dans les P-O. Deux d’entre eux, et non les moindres, L’Almandin à Saint-Cyprien et L’Auberge du Cellier à Montner, perdent leur étoile.

Cela semble d’autant plus incompréhensible que les deux chefs-de-cuisine visés par cette sanction – Pierre-Louis Marin à Montner et Frédéric Bacquié à Saint-Cyprien – nous ont plutôt habitué à tirer vers le haut la cuisine sous le soleil du Roussillon, avec des recettes et des initiatives culinaires avant-gardiste.

A l’évidence, et ce ne sont pas les habitués et autres fins-limiers-amateurs de la chronique gastronomique qui le démentiront : s’il y avait deux établissements des P-O à mettre à l’index, ce ne sont certainement pas ces deux là, qui méritaient une telle punition.

Avec ce tristement « palmarès », le département des P-O sort du podium de la gastronomie régionale (Languedoc-Roussillon), désormais incarnée par l’Hérault, l’Aude et le Gard.

L’autre problème est que la disparition de ces deux étoiles risque de porter un sacré préjudice à une certaine forme de tourisme départemental, haut-de-gamme, tant la clientèle qui se déplace sur l’itinéraire gourmand du Michelin constitue un précieux atout pour un territoire comme le notre, où le secteur touristique est l’un des moteurs essentiels à l’activité économique estivale.

Celles et ceux qui pensaient que dans « catalan » il y avait « talent » vont devoir revoir leur copie… et ne manqueront pas de rester sur leur faim !

A tapplé !

 

L.M.