Des slogans catalanistes aux relents racistes comme celui-ci – « Aliot n’est pas Catalan ! », du nom de Louis Aliot maire de Perpignan – ne servent pas du tout ni la catalanité ni la Catalogne, bien au contraire.

La haine n’a jamais été un chemin en politique. En s’affichant clairement ainsi pour participer à la manifestation du samedi 23 octobre à Perpignan, le mouvement Oui Au Pays Catalan annonce la couleur et montre que : ce rassemblement n’a rien à voir avec la polémique entre le réseau des écoles catalanes, La Bressola, et la Municipalité. Il jette de l’huile sur le feu. C’est bien d’une logique séparatiste dont il est question ici. Le mélange des genres n’a jamais ni été ni produit un bonus pour défendre une cause, quelle qu’elle soit.

Il ne faut pas oublier que ce sont des Catalans qui ont choisi l’an passé d’élire Louis Aliot en tant que maire de Perpignan.

Alors, il y aurait donc une différence, pour les catalanistes d’aqui, selon qu’un référendum se déroule à Barcelone ou à Perpignan ? Car à Barcelone, ces mêmes catalanistes d’aqui exigent du gouvernement à Madrid qu’il reconnaisse les résultats de leur référendum (illégal aux yeux de la Constitution espagnole), mais à Perpignan, Louis Aliot, démocratiquement élu, ne serait pas reconnu en tant que maire parce « Qu’il n’est pas catalan ». Tout cela est absurde. Et ne correspond surtout pas aux valeurs humanistes des pères-fondateurs de la Catalogne. Décidément, ce Roussillon-là est bien Gaulois, nos ancêtres

 

L.M.