Le collectif citoyen 66 est né il y a trois mois pour soutenir localement le programme de la NUPES. Nous avons votés la semaine dernière pour la continuité de l’action du collectif en dehors de la NUPES. Le rôle du collectif sera d’être une force de proposition et une force militante n’ayant pas pour but de présenter des candidats aux différentes élections

 

Le défi de la vérité…

 

Si pour l’élection présidentielle, la frustration était à la hauteur de l’espoir consécutif au score de
l’Union Populaire, l’élection législatives devait elle nous permettre d’en tirer les conséquences et de
rectifier le tir de la présidentielle. Las des divisions fratricides et improductives, ce scrutin était
déterminant pour la survie des « idées de Gauche ». La création de la NUPES, solide de ses 650
propositions programmatiques, avait pour objectif clair d’obtenir une majorité au parlement avec une
méthode audacieuse de nationaliser des enjeux locaux grâce au slogan « Mélenchon 1er ministre ».
Pari partiellement réussi pour la NUPES avec l’élection de 152 députés de Gauche pour 375
qualifications au deuxième tour, soit deux fois plus qu’en 2017 avec en prime le statut de première
opposition !
Quid des Pyrénées-Orientales ?
Le département est l’un des plus singuliers de France concernant l’évolution du vote à gauche et cela
à plusieurs titres. Par exemple, il est « étrange » d’observer l’évolution décevante et négative du
candidat Mélenchon sur notre territoire entre les deux dernières élections présidentielles. Le leader
de l’union populaire recule de quasiment 1000 voix avec ses 19% en 2022 soit quasiment 2% de moins
qu’en 2017 là où il progresse significativement dans plusieurs départements de France et d’outre-mer.
Aux législatives 2022 la NUPES fait localement 23 % alors qu’elle fait 31% en France et en 2017 le
total de la gauche éclatée était de 25% dans les P.O..
Notre responsabilité est engagée ! Nous ne pouvons éviter la pénible mais néanmoins indispensable
auto-critique. L’éducation populaire, l’échange et le débat contradictoire sont autant de pratiques
nécessaires pour éviter que les fâchés ne soient enrôlés par les fachos. Il ne s’agit pas ici d’auto-flagellation gratuite, mais d’une nécessaire remise en question de nos méthodes à gauche afin
d’endiguer la progression du phénomène RN.
Force est de constater qu’avec 66% de présence au deuxième tour sur le plan national (2,5 fois plus
qu’en 2017) la dynamique unitaire a fonctionné sur le territoire national. En revanche dans notre
département, le ratio tombe à 25% en dépit de scores honorables, avec à chaque fois une qualification
à portée de main. La marge de progression est bel et bien là, il nous faut donc, ensemble se questionner
collectivement sur ce qui a manqué et comment y remédier. Nous voyons dans ces résultats la
promesse d’un terreau fertile, à condition de pouvoir s’employer à l’enrichir et à le fructifier. Pour cela
tachons dès à présent de rectifier le tir comme ont pu le faire les partis de gauche après la présidentielle
et préparons le terrain de la victoire ! ».