En tant que premiers signataires auprès des Insoumis de Jean-Luc Mélenchon, dans le cadre de sa Nouvelle Union Populaire, les écologistes d’EE-LV ont hérité de 100 circonscriptions, sur les 577 que comptent le territoire français, pour les prochaines élections législatives qui se tiendront les 12 et 19 juin 2022

 

Pas besoin d’être un fin limier de la politique locale, un simple observateur du dimanche y suffit, pour commenter cette décision : à savoir l’attribution, dans les P-O, à nos amis les écolos, d’une circonscription, la 2e, tout simplement ingagnable !

Certes, dans le passé, deux personnalités socialistes (et non les moindres), Pierre Estève puis Jean Codognès – l’époux de la 2e vice présidente de la Région Occitanie/ Pyrénées-Méditerranée, Agnès Langevine -, y ont occupé le poste du député du coin, mais ça c’était avant !

Depuis il y a eu, dans le désordre, André Bascou et surtout Arlette Franco, tous les deux estampillés RPR, qui ont marqué cette 2e circonscription, sans oublier le docteur Fernand (Siré), avec le label sarkozyste UMP… jusqu’à l’implantation du Rassemblement National (RN), Catherine Pujol – via Louis Aliot dont elle était au départ la suppléante et qui lui a donc laissé le siège après son élection en 2020 tant que maire de Perpignan -, aujourd’hui.

Scrutin après scrutin, le mouvement « Frontiste » de Marine Le Pen s’ancre à chaque fois davantage, solidement, dans les urnes de la 2e circonscription dont la plupart des communes sont dirigées par des maires (très) à droite, à commencer par les plus peuplées : Canet-en-Roussillon, Le Barcarès, Rivesaltes, Saint-Cyprien, Saint-Laurent-de-la-Salanque, Sainte-Marie-la-Mer, Torreilles… sans oublier la ville de Perpignan dont le canton I, démographiquement stratégique, compose le territoire de cette circonscription.

Les résultats de la dernière élection présidentielle, les 10 & 24 avril, sont venus valider ce profond ancrage territorial à droite.

Dans ces conditions, on peut aisément affirmer, sans trop risquer de se tromper en tout cas, que quel qu’il soit – un écolo en l’occurrence -, le candidat de la gauche mélenchoniste ira à… Canossa ! Mais, n’est-ce pas là, la force et le courage que veulent incarner les Insoumis dans cette échéance électorale ?

 

L.M.