L’officialisation du casting « Renaissance » (ex La République En Marche/ LaREM), dans le département des P-O, en ligne de mire des élections législatives des dimanche 12 et 19 juin prochains, est loin de faire l’unanimité parmi les militants et sympathisants de la Macronie, à l’exception du choix entériné dans la 1re circonscription, à savoir la qualification du député sortant, Romain Grau, par ailleurs conseiller départemental

 

D’un avis unanime, dans les coulisses locales de la Politique, de sources généralement bien informées mais non autorisées, le casting officialisé hier après-midi par les instances nationales de Renaissance porterait le sceau du Premier Ministre, Jean Castex, ancien maire de Prades-en-Conflent, ex conseiller départemental, etc.-etc.

Rappel de la sélection « sauce catalane » pour marcher sous les couleurs de Renaissance : Romain Grau, sur la 1re circonscription ; Frédérique Lis, sur la 2e ; Pierre Bataille, sur la 3e ; et Sébastien Cazenove, sur la 4e.

Si la reconduction de Romain Grau ne semble susciter aucun commentaire, aucune critique ou désapprobation, en revanche il en va tout autrement pour les candidat(e)s investis dans les trois autres circonscriptions des P-O.

A commencer, dans l’ordre, par la 2e circonscription. Il eut été plus logique, nous semble-t-il, de la réserver, par exemple, à un membre de la famille politique du MoDEM’66, plutôt que d’y parachuter la référente départementale de LaREM, Frédérique Lis, illustre inconnue en Fenouillèdes et Salanque, notamment, sans attache ni ancrage sur ce territoire. On a hâte de voir qui la secondera et qui l’accompagnera sur le terrain. Bon courage !

Sinon, la rumeur charriait ces derniers temps, pour faire le job sur cette 2e circo, le nom du maire de Torreilles, le docteur Marc Médina, très implanté, particulièrement populaire pour relever le défi. Il y avait aussi la possibilité pour Renaissance de miser sur Fabrice Rallo, le fils du maire de Saleilles, ex jeune lieutenant de Jean-Paul Alduy (alors maire-président de l’Agglo) ès qualité de Directeur de cabinet, très au fait des actualités et chicayas locales.

Bref, le choix ne manquait pas. Il y avait même pléthore d’ambitieuses candidatures pour relever le défi, face à la députée sortante du Rassemblement National (RN), Catherine Pujol*. Et du lourd ! La Commission Nationale des Investitures des Marcheurs aurait-elle préféré… courir à la chronique d’un échec annoncé ?

Sur la 3e circonscription, personne ne croira une seule seconde que lorsque, il y a de cela déjà plusieurs semaines en arrière, Pierre Bataille, maire de Fontrabiouse-Espousouille, déclarait sa flamme territoriale en claironnant dans toute la Cerdagne Capcir, jusqu’aux sommets des Pyrénées Catalanes, qu’il était et qu’il serait candidat « Macron compatible » alors même que la députée sortante, Laurence Gayte (LaREM), était toujours en piste et n’avait surtout pas dit son dernier mot… personne donc ne croira que derrière cette décision il n’y avait pas l’ombre du randonneur du Comté et de la Viguerie du Conflent, Jean Castex himself. Cela sentait le civet de langoustes – dans un panier de crabes – cuisiné au Banyuls jusqu’au col de la Quillane !

Laurence Gayte aura tous les loisirs maintenant de s’expliquer devant son électorat sur les raisons qui la conduisent à ne pas se représenter… sous les couleurs de Renaissance en tout cas.

Rejoignons la côte vermeille, pour atteindre la 4e et dernière circonscription des P-O, où le député sortant, Sébastien Cazenove (LaREM), a été investi pour aller décrocher un second mandat. Ici aussi, dans cette circo, la rumeur charriait avec insistance d’autres probables et possibles attelages de « marcheurs », notamment le tandem Alexandre Puignau, maire de Les Cluses et Nathalie Regond-Planas, maire de Saint-Génis-des-Fontaines…

Bref, si c’est vraiment l’actuel Chef du gouvernement qui a poussé à la validation d’une telle affiche électorale pour les Législatives en Roussillon, alors, confie un élu de droite sur le retour : « Jean Castex est à l’origine d’un sacré merdier ! Les déçus sont nombreux, certains sont même furax, tant des choix sont incompréhensibles ».

 

L.M.

 

*Aux dernières nouvelles, Catherine Pujol ne serait pas investie par les instances nationales du RN. C’est Anaïs Sabatini, 32 ans, avocate, 6e adjointe au maire de Perpignan déléguée à la Commande publique, à la Jeunesse et aux Affaires juridiques et contentieuses, qui serait investie par le RN.