Avec son livre « Les vagues de ma vie », Joëlle Iglésias-Ferrand annonce « le préambule à mon autobiographie, que je suis en train d’écrire et que je publierai dans quelques années ». Elle a vraiment quelque chose à (nous) dire, avec sincérité

 

 

« Au départ, se confie-t-elle, je voulais écrire un livre qui porterait ce titre : « Les hommes de ma vie » : le livre d’une femme qui s’est construite principalement autour de deux hommes à la forte personnalité : mon papa et mon mari*, et d’une maman aimante avec qui je partage une relation fusionnelle (…). Les années rugby autour de ce personnage solaire qu’était mon papa et les années de personnages publics que nous sommes devenus ensemble Alain et moi ».

Celles et ceux qui s’attendent à lire dans ce préambule un climat délétère scandaleusement  fashion et version « règlement de comptes à OK-Le Barcarès », resteront sur leur faim. De ce côté là, ils seront forcément déçus. Pourtant tout est dit ! C’est écrit, noir sur blanc. Rien d’édulcoré. Rien de censuré pour commencer le roman, ou plutôt l’histoire de toute une vie. En revanche, de l’autre côté du miroir, ils découvriront c’est une bouffée d’air frais, une ambiance où l’essence de la vie prend tout son sens.

Finalement, Joëlle Iglésias- Ferrand a décidé d’être « le personnage principal » car, souligne-t-elle, comme l’a dit Julien Green : « Notre vie est un livre qui s’écrit tout seul… nous sommes des personnages de roman ».

C’est ainsi qu’un jour elle a décidé de regarder derrière elle et d’écrire ce livre qui débute à sa naissance, se poursuit à Baho et continue au Barcarès. Le livre est né : « Les vagues de ma vie » ; il résume un parcours atypique d’une femme au caractère bien trempé que rien, dans son enfance heureuse, ne prédestinait à devenir un jour maire du Barcarès.

Dans une époque pour le moins secouée, cynique, violente et indigeste, où les réseaux sociaux véritable-boulet-au-pied mènent le bal en rythmant le quotidien de chacun.e, Joëlle Ferrand nous entraine avec une certaine fraîcheur sur une route sentimentale, son chemin de vie : « Un bout de vie déjà bien rempli, passionnant », comme elle le dit elle-même, avec des mots choisis, précieusement décortiqués, précautionneusement manucurés, des mots parfois un brin rebelles certes, parce que la réalité c’est aussi voir les choses « en » face et les affronter « de » face, mais des mots qui ne puisent jamais leur source dans des maux rancuniers, ô grand jamais ! Joëlle Iglésias-Ferrand ne se drape pas pour autant dans une bien-pensance morale, pas plus d’ailleurs que dans un rôle de détective nomade.

Ici, Joëlle Iglésias-Ferrand se livre tout simplement, sans fard et sans détour. Elle est un personnage public qui s’essaie (avec le coeur) dans une sorte de cover story pour alimenter un manifeste éthique. L’élue – elle a été maire du Barcarès pendant deux mandats*** – laisse d’elle l’image d’une femme visionnaire, écoresponsable avant l’heure ; ses engagements sont là pour nous le rappeler.

Dans la production estivale édition 2020, « Les vagues de ma vie – préambule » nous offre des pages à consommer sur la plage, à l’ombre d’un parasol catalan, entre mer et montagne, entre Agly et Corbières, où la Salanque est toujours là, à proximité, près du regard, ancrée dans la mémoire d’une belle histoire familiale et « de familles »

Nous avons demandé à Joëlle Iglésias-Ferrand de nous choisir quelques extraits de « Les vagues de ma vie » :

« de mange-disques en polaroïd, de matches de rugby en inauguration d’usines à béton, j’ai grandi en petite fille bien élevée » ;

« de ce papa et de cette maman, j’ai puisé une volonté de fer… » ;

« des heures et des heures dans l’eau …. des vagues bienfaitrices celles là … je me souviens du club mickey au Barcarès … » ;

« J’ai en mémoire cette enfant, toute vêtue des couleurs catalanes …. je me souviens de notre arrivée en fanfare dans les rues de Saint Estève » ;

« lorsque j’ai fêté mes 27 ans, Alain est arrivé dans la soirée et le groupe de jeune que nous formions était flatté de recevoir le jeune patron du Marina à sa table » ;

« Il y aura de nombreuses réalisations et projets durant toute notre vie professionnelle commune. Alain a toujours eu la boulimie des affaires » ;

« … rapidement les ennuis judiciaires commencent, tout d’abord il y aura l’annulation des élections pour l’organisation d’une paella géante » ;

« En 1999, Alain doit quitter la mairie pour une nouvelle affaire …. ».

 

Chacun.e l’aura bien compris, Joëlle Iglésias-Ferrand a écrit ce livre avec son coeur, certes, ses émotions, mais surtout avec ses tripes ! Posément et sans amalgame. Sa lecture se vit comme un documentaire, comme le récit d’une « nuit » fantastique, comme une aventure cocasse, comme la chronique d’un itinéraire d’une autre époque… Tout le monde y trouvera son chapitre préféré, et ce à partir de plusieurs terrains de jeu, où l’amour, l’amitié, se lient, se partagent, s’affrontent, toujours dans la Littérature. Même si chacun des personnages en scène, fictifs ou réels, baissent les armes, on sent bien qu’ils n’ont pas dit leur(s) dernier(s) mot(s) ; l’auteure garde la main. Vite, la suite !

 

L.M.

 

*Publié à  compte d’auteure

**Alain Ferrand, actuel maire du Barcarès, avec lequel elle a eu deux filles, Camille et Mathilde

***Sa carrière politique a été interrompue par une décision de justice prononcée le 30 septembre 2010, autour de l’affaire du « dragage du port » qui lui avait valu, entre autre, une peine d’inéligibilité de cinq ans. Joëlle Iglésias-Ferrand s’est présentée aux élections municipales, en mars dernier, où sa liste divers-droite « Agissons Ensemble pour Le Barcarès » a rassemblé près de 30% des suffrages exprimés, face à son époux Alain Ferrand réélu avec 60,56% des voix et Virginie Geneviève Brodin (10,44%).

 

 

 

Le livre est en vente dès ce mercredi 22 juillet 2020 :

– Tabac presse du village au Barcarès
– Librairie Torcatis rue Mailly à Perpignan
– Restaurant bar « el fogar » à Baho

Dès la semaine prochaine Joëlle Iglésias-Ferrand sera en promotion (ventes et dédicaces) :

-Les 27, 28, 29, 30 et 31 juillet : tous les soirs au « Boogie bar » place Martinique, à La Coudalère du Barcarès.

-Le Samedi 1er août : au restaurant « el fogar » à Baho, à partir de 18h 30.

-Le dimanche 2 août : au camping « le Floride » au Barcarès, à partir de 18h 30.