(Communiqué de presse)

 

« Sur le prétendu rétablissement écologique de la Têt… Ils construisent pour vous !

 

Les Perpignanais et les autres peuvent constater qu’ils n’y vont pas de main morte pour construire pour vous (sic) dans le lit de la Têt sous le prétexte d’un prétendu « rétablissement de la continuité écologique » du fleuve.

Comme il se doit un dans ce pays cela commence par une véritable table rase de l’environnement naturel et du cours d’eau lui-même. En fait il apparaît qu’il s’agit plutôt de la canalisation du fleuve dans la traversée de Perpignan – où les digues s’annoncent fragiles et les volontés de bétonner les berges constantes. L’exploit inoubliable de la municipalité Pujol dans la destruction du Jardin botanique de la Digue d’Orry reste dans tous les esprits.

Il s’agit aussi d’un bidonnage sémantique qui n’a rien à voir avec une politique écologique sérieuse.

Le problème de fond est connu depuis fort longtemps : les perturbations apportées par le barrage de Vinça et par l’implantation de « l’autoroute du ski » dans le lit du fleuve ne peuvent qu’accentuer l’érosion en aval.

Cela est écrit noir sur blanc dans une étude financée par le Conseil général de 2011 :

Mais le petit jeu politicien entre feu l’ancien président du département Christian Bourquin et l’ex maire de Perpignan Jean-Paul Alduy sur la répartition géographique des mannes des subventions d’entretien du fleuve, n’a pas permis de mettre en place les vraies solutions, à savoir les travaux de rechargement des sédiments du barrage de Vinça tels qu’ils avaient pu être prévus.

Ce qui veut dire que les interventions programmées en aval seront incessantes et toujours soi-disant justifiées par la restauration de « la continuité écologique » du Pont Joffre ou d’autres ouvrages.

A cela s’ajoute un petit parfum de clientèle lié à la déclaration d’intérêt général qui autorise la dépense de fonds publics pour l’aménagement d’ouvrages sur les propriétés privées (où se trouvent les digues) encore que les propos sont contradictoires, les digues seraient en bon état mais il faudrait protéger les fondations… et valoriser les berges.

Ils construisent pour vous !

Et ils s’y sont tous mis – toutes frontières politiques levées : Perpignan-Méditerranée Métropole (PMM), Perpignan-la-Rayonnante, Têt Bassin Versant et surtout avec l’aide financière de l’Etat qui n’a pas été trop regardant sur ces travaux de Sisyphe. (3,5 M€). Mais la Têt n’est pas le Tartare !

Ce chantier devra au moins permettre à Me Pierre Parrat, devenu président du puissant Syndicat mixte du Bassin versant de la Têt – après avoir survécu aux délégations municipales à la Sécurité (chasse aux bancs publics à Perpignan) et à l’Urbanisme (promotion du Village de vacances à Château Roussillon) – de se familiariser avec le jargonnage écologique. Jusqu’à quand ?

 

FRENE66*

 

*FRENE66 = Fédération pour les Espaces Naturels et l’Environnement – Pyrénées-Orientales
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