Si d’aventure, comme cela semble être la logique pour le gouvernement d’Edouard Philippe en cette période de sortie par étapes de la crise sanitaire (COVID-19), les discothèque devaient rester fermées tout l’été pour une réouverture envisagée du bout des lèvres seulement à la rentrée, alors les autorités doivent s’attendre à une situation estivale des plus explosives…

D’abord, sur un plan économique et social : dans les P-O ce sont plusieurs centaines d’emplois qui sont plus ou moins directement menacés, notamment sur le littoral roussillonnais où l’attractivité nocturne dans les stations balnéaires fait partie intégrante de l’animation en saison d’été.

Ensuite, sur un plan sanitaire et humain : nombre de jeunes des P-O ou en vacances dans le « 66 » n’hésiteront pas à prendre le volant pour aller s’amuser de l’autre côté des Pyrénées, sur la Costa Brava, dans des allers-retours plus ou moins périlleux (pour ne pas écrire « suicidaires ») au niveau de la sécurité routière.

Enfin, sur un plan sécuritaire : les derniers weekends l’ont hélas démontré, notamment à Argelès-sur-Mer, au Centre-plage, où le PSIG* a dû intervenir pour mettre un terme à des bagarres générales à la fermeture des bars… Après 2h du mat’, on voit des groupes déambuler, livrés à eux-mêmes sur la voie publique, certains (pour l’instant minoritaires) entre deux échauffourées se livrer à des actes de vandalisme… Cet été, dès la semaine prochaine, une telle situation multipliée par 100 va vite devenir ingérable. Le préfet devra-t-il alors devoir imposer le couvre-feu ? On ose l’imaginer.

Le Gouvernement doit rapidement prendre la mesure de la situation. Au-delà des pistes de danse et du linoléum, bars de nuit et discothèques remplissent un rôle de lien social au sein de la jeunesse, de nos stations balnéaires, de la vie économique locale, une animation nocturne qui est indispensable.

L.M.

 

*PSIG = Peloton de Surveillance et d’Intervention de la Gendarmerie