C’est Jean Sol, sénateur Les Républicains (LR) des P-O, que personne n’avait vu venir en politique – sauf son mentor, François Calvet, 68 ans tous les deux (et pas « à eux deux ») -, qui conduira à droite (et au centre ?) la liste des « cantonniers » aux prochaines élections départementales, qui se tiendront les 20 et 27 juin 2021, en même temps que les Régionales

 

La tâche n’est pas des plus ardues et des plus aisées pour Jean Sol, qui doit composer, au sein de son propre parti, avec « les limites à ne pas dépasser », pour former certains binômes dans les cantons des P-O sans risquer de froisser certaines susceptibilités, et ce à l’image de ce qui se produit ailleurs dans l’Hexagone s’agissant de la stratégie du parti Les Républicains.

Le tempo n’est pas facile pour les LR : des dirigeants sont majoritairement contre une alliance sur le terrain avec le Rassemblement National (RN)… mais en même temps : une majorité de militants et de sympathisants, sondage après sondage, se sent de plus en plus proche des idées du RN.

Toutefois, il n’y a pas qu’avec le RN que ça coince du côté des LR.

Le problème, avec peut-être même davantage d’intensité et d’instabilité, d’acuité, dans les P-O en tout cas, se pose sur la clairvoyance de monter des équipages avec LaREM.

Jean Sol n’en finit pas de se balader, sur le terrain et sur l’écran tactile de son smartphone, pour sceller des binômes et, souvent, et pas par le plus grand des hasards, on y trouve des candidats issus de chez lui, LR’66, main dans la main avec LaREM.

Certes, au départ, lors de l’officialisation du casting devant les media locaux, l’électorat ne pourrait, ne devrait, y voir que du feu, car les étiquettes politiques pourraient valser comme à Vienne. On appelle aussi ça de la tromperie sur la marchandise… Sauf que Jean Sol et Christine Moulénat-Gavalda (la présidente de LR’66), à moins de demander au très rusé François Calvet de retrousser les manches et de prendre le taureau par les cornes, n’ont rien d’un Paul Alduy ou d’un Jacques Farran, fin stratèges capables à leur époque d’engager et de garder la main sur d’interminables parties de poker-menteur en politique, de transformer une PQ (pour Personnalité Qualifiée) en adhérent d’un parti politique, de la ripoliner en rouge ou noir, juste le temps (essentiel) d’élargir leur base électorale.

Les jours qui viennent vont être décisifs pour l’appareil LR’66. Car il s’agit de reconquérir l’Hôtel du Département66 perdu depuis 1998. Cependant, du côté de LaREM, une rumeur insistante annonce une liste indépendante au 1er tour de ces élections départementales (à moins que ce ne soit pour les Régionales ?) que pourrait conduire le jeune et nouveau maire de Toulouges, Nicolas Barthe. Ce serait-là en tout cas le souhait du député de la 1re circonscription des P-O, Romain Grau*.

A suivre.

 

L.M.

 

*Si tel était le cas, ce serait assez surréaliste… Car lors des dernières élections municipales, Romain Grau a soutenu l’ancien maire Jean Roque, conseiller départemental PS, contre un certain… Nicolas Barthe !