Même une héritière de Mme Irma n’y retrouverait pas ses lumières, pour y voir plus clair, pour sortir de l’ombre tel(le) ou tel(le) autre candidat(e), afin d’établir ses pronostics pour dimanche prochain, le 27 juin, date du second tour des élections départementales (pour ce qui nous concerne ici) et régionales : dans 1 canton 2, sur les dix-sept qui composent le territoire du Département66, bien malin celui qui dès à présent peut annoncer la couleur politique qui sortira des urnes

 

En effet, tout reste possible à ce jour, à cette heure-ci, à la minute près ! Avec une très courte tête d’avance, certes, au soir du 1er tour, hier, la Majorité départementale emmenée par la présidente écolo-socialiste Hermeline Malherbe, est d’ores et déjà assurée de conserver cinq cantons, contre quatre déjà acquis au parti Les Républicains (LR’66) et à ses alliés porté par le sénateur Jean Sol, et un vraisemblablement tombé dans l’escarcelle du RN de Louis Aliot, maire de Perpignan.

Pour ce second tour, l’incertitude ambiante mène le bal. Il suffirait que les uns n’aillent pas voter, que les autres retournent aux urnes citoyennes, que d’autres encore haussent le ton et/ ou cassent la voix, que d’autres encore et encore retrouvent le chemin des isoloirs, etc.-etc., pour que la donne change de main, change de camp. Vous l’avez compris, à ce stade tous les scenarii demeurent en compétition électorale, tous les possibles ont cours, même les plus (in)imaginables, voire les plus improbables.

Prenons le canton « La Côte Salanquaise », terre centriste sur laquelle le duo « Mado Garcia Vidal – Marc Petit » (soutenu par la Majorité départementale) est arrivé largement en tête, 670 voix devant le second binôme (celui du RN). A votre avis, où vont se porter – si elles se déplacent bien sûr -, les 2 540 voix du tandem « Nathalie Denis – Alain Ferrand » ? Bien malin celui qui peut le pronostiquer dès à présent.

Autre exemple, sur le canton « La Vallée de la Têt ». Les candidats LR « Jacques Garsau – Armelle Revel-Fourcade » ne sont pas en mesure de détrôner le binôme « Robert Olive – Caroline Pagès » (Majorité départementale de Gauche) arrivé en tête avec 141 voix d’avance. C’est l’électorat « Frontiste » qui sera seul juge (électoral of course) et en mesure de jouer les « faiseurs de roi ».

Dans un autre canton à suivre de très près, ce n’est pas gagné pour la Gauche sortante : canton 11 (Perpignan – Toulouges). Les conseillers départementaux sortants – les socialistes Toussainte Calabrèse et Jean Roque, ancien maire de Toulouges – sont devancés par le binôme RN (Martin Beaufort & Quentin Moulard)… et au bas du podium on trouve le binôme « Chantal Gombert – Laurent Lopez » avec un réservoir de voix conséquent (1 129) pour le second tour. Ce dernier binôme était porté, soutenu, inscrit par Nicolas Barthe, le nouveau maire de Toulouges qui contre toute-attente avait balayé l’an passé un certain… Jean Roque, himself ! A votre avis, vers quel binôme pour ce second tour des Départementales pourraient bien se porter ces 1 129 voix ?…

Des cas de figure comme ces trois exemples que nous venons de d’évoquer, il en existe très exactement 7 sur la scène départementale66. Autant dire que rien n’est encore joué.

L.M.

 

*Toutes ces analyses ne peuvent que reposer sur un taux de participation constaté ridiculement bas. Il suffirait, dans un sens comme dans un autre, d’une mobilisation qui bougerait de deux à cinq points pour modifier entièrement la carte politique du Département66.