(Communiqué)

 

 

-« Depuis le 14 mars 2020 notre pays traverse une crise sanitaire. Notre filière vit pour sa part une crise économique sans précédent jalonnée de fermetures administratives, de mesures de restrictions, de protocoles, et autres « mesures barrières ».

Depuis dix-sept mois, notre profession subit, et nos chefs d’entreprise n’ont eu de cesse de devoir s’adapter pour exercer leur métier, sauver leur outils de travail, et conserver leurs équipes.
Au travail au quotidien, véritable trait d’union entre les professionnels du secteur et les services de l’Etat, l’UMIH’66 a à cœur de défendre les intérêts de notre filière et surtout, permettre à nos professionnels de ne plus jamais devoir fermer.
Le 16 juillet dernier, un nouveau coup de frein a frappé notre économie départementale avec une fermeture anticipée des bars et restaurants à 23h.
Nous ne pouvions rester sans proposer une autre voie.
Depuis quelques jours donc, pour les bars et les restaurants qui devaient fermer à 23h, nous mettons en place aux côtés de la Préfecture des Pyrénées-Orientales des ouvertures « Test Pass sanitaire» pour certains établissements qui peuvent assumer cette charge nouvelle de travail. Cette ouverture les engage à appliquer le « Pass » tout au long de leur journée de travail, pouvant occasionner des pertes et des réticences de certains clients, mais est désormais la seule condition pour prolonger l’activité de nos établissements jusqu’à 2h du matin. Je veux ici saluer leur engagement et les remercier au nom de l’ensemble de nos professionnels.
L’Etat nous impose des règles. Notre rôle de fédération patronale est de travailler en amont pour les rendre le plus facilement applicables dans nos entreprises, mais notre rôle est également d’informer pour que les professionnels appliquent la loi de la République.
Nous n’acceptons pas que des exploitants, des élus de l’UMIH’66 soient insultés, menacés comme c’est le cas depuis quelques jours. Nous appelons le Gouvernement à accélérer le dispositif pénal qui va permettre la création d’une infraction spécifique afin de poursuivre toute personne portant atteinte à l’intégrité ou proférant des injures/menaces à l’encontre d’un professionnel légalement soumis à l’obligation du passe sanitaire.
A la haine propagée par certains, nous opposerons toujours l’impatience du plus grand nombre à retrouver la joie de retrouver nos établissements « comme avant », sans masque, sans contrainte sanitaire mais toujours avec la même passion de notre beau métier ».

 

Brice Sannac, président de l’Union départementale des Métiers de l’Industrie Hôtelière des Pyrénées-Orientales (l’UMIH’66)