L’affaire remonte au 23 décembre 2021. Elle concerne un habitant des P-O.

Ce jeudi-là, alors qu’il n’a pas quitté son domicile, parce que justement l’entreprise Chronopost devait lui livrer un colis (des cadeaux pour Noël), il reçoit en fin d’après-midi un courriel lui annonçant que la livraison avait (bien) eu lieu, le jour J, dans sa boîte aux lettres, à 14H 38 très exactement. Avec soi-disant une preuve de réception.

La personne se précipite à sa boîte aux lettres, l’ouvre : elle est vide. Nada ! Pas de colis à l’horizon. Le destinataire regarde à côté, des fois que le livreur l’aurait jeté par-dessus le mur, toujours rien.

Il retourne devant son ordinateur. Vérifie l’authenticité du mèl. Tout est correct. Avec toutefois quelques anomalies dans le traçage du courriel : le colis aurait donc été livré à 14H 38, or sur la même page et en date du même jour, il est indiqué que le fameux colis était encore en préparation à… 16H 30. Cherchez l’erreur. Bizarre-bizarre. Envoyez la musique !

Le destinataire du colis qui n’est jamais arrivé à destination, appelle le transporteur, en région parisienne, pour s’en inquiéter. Au bout de minutes qui paraissent des heures, la plateforme de Chronopost lui confirme que « la livraison a été effectuée ».

Le client proteste, explique qu’il n’a pas quitté sa maison de toute la journée. Il demande un contact (qui lui est refusé illico) avec le site Chronopost de Perpignan pour en savoir plus. Il insiste. Rappelle… Rien n’y fait. C’est paroles contre paroles, et chez Chronopost on finit par lui répondre que seul l’expéditeur est habilité à faire une réclamation. Ce qui est fait dès le lendemain.

Dès lors, l’expéditeur rassure le destinataire, et avant de lui proposer un dédommagement (le remboursement intégral du colis « perdu »), déclenche une enquête qui doit durer sept jours. C’est la procédure habituelle. Le client doit cependant entre temps remplir divers documents, dont une attestation sur l’honneur.

Le 7e jour, effectivement, le client reçoit un mèl de l’expéditeur qui lui confirme la version du transporteur, tout en l’assurant qu’il sera remboursé. Cinq jours plus tard, l’expéditeur a viré le montant total du colis (159,59€) sur le compte bancaire courant du client.

Mais ce dernier – furieux de n’avoir jamais reçu son colis de Noël -, persiste et signe, reprochant au livreur Chronopost d’être de mauvaise foi dans cette affaire, de mentir ou plutôt de s’être fait berner par un employé, et demande à l’expéditeur de pousser plus loin ses investigations car, estime-t-il, il y a anguille sous roche. Bien lui en prît, vous l’allez voir…

Quelques jours plus tard, le destinataire reçoit un nouveau mail de l’expéditeur : « Nous avons réceptionné un ou plusieurs colis de votre commande, retourné(s) par notre transporteur. L’état de votre colis ne nous permet malheureusement pas de le réexpédier ».

Et dire que Chronopost a toujours (ré)affirmé avoir livré le colis au domicile du destinataire…

 

L.M.