La situation semble particulièrement injuste au point de mériter d’être communiquée au grand public…

 

Les faits.- Un décret publié mercredi 8 septembre 2021 au Journal Officiel (JO) entérine une augmentation salariale pour les Aides à domicile du secteur associatif. Ce secteur emploie des personnels (essentiellement des femmes) qui effectuent des tâches pour le moins difficiles, sur des temps de travail généralement partiels, et de fait pour des salaires particulièrement bas.

Ce décret est particulièrement bien venu pour réhabiliter cette profession et enfin récompenser ces valeureuses travailleuses, trop souvent oubliées.

Dans le cadre de la mise en place de ce décret, les associations, dont la principale sur le département des P-O : Joseph Sauvy, ont été invitées à « évaluer » leurs aides à domicile, selon les fonctions et les tâches qu’elles réalisent effectivement.
Sur la base des ces évaluations, les augmentations de salaires pourraient être calculées.

Une fois ce travail effectué, les informations ont été transmises au Conseil Départemental des P-O (le Département66) qui est le principal financeur de ce secteur.

Et c’est là que l’indignation nous gagne…

 

Le recul.- Au regard des données communiquées par les associations, et compte tenu du montant de la hausse des salaires induite (15%, comme annoncé dans tous las articles de presse au demeurant), le Département66 aurait expressément demandé aux associations de revoir leur copie afin que cette hausse ne dépasse pas les… 8-10 %.
Comment ? En retirant à chaque aide à domicile et autres responsables de secteur des compétences que pourtant elles possèdent ! Ou quand le cynisme budgétaire se fait sur le dos des plus mal loties.

Il nous semble que sur le budget de cette collectivité territoriale, laquelle au demeurant finance des ronds-points et autres projets largement discutables, ces augmentations de salaires ne devraient en aucun cas être remises en cause.
D’une part, parce qu’il s’agit uniquement d’appliquer la Loi, et d’autre part parce que nous aimerions que notre Conseil Départemental s’honore en rémunérant enfin ces travailleuses pauvres à leur juste valeur.

 

La Rédaction de Ouillade.eu