Communiqué
« Face à l’augmentation des agressions ces dernières années envers les sapeurs-pompiers, le service départemental d’incendie et de secours des Pyrénées-Orientales (SDIS66) s’équipe de caméras mobiles. En 2019, 23 plaintes ont été déposées par les personnels du SDIS66 dont 17 ont concernées l’agression physique des agents dans le cadre de l’exercice de leurs missions de secours et d’assistance à personnes et récemment lors d’une intervention à secours à personne

 

Le dispositif caméras mobiles permettra de collecter des preuves de violences et agressions verbales ou physiques commises à l’encontre de nos sapeurs-pompiers.
Les centres d’incendie et de secours de Rivesaltes, Perpignan-sud et Perpignan-Nord ont été équipés dans un premier temps, les centres d’incendie et de secours de Canet, de Saint-Cyprien, d’Argelès-sur-Mer et Le Barcarès, le sont depuis le 15 juillet pour un total de 22 caméras.
L’enregistrement n’est pas permanent, lorsque les circonstances l’exigent, le déclenchement au cours de l’intervention sera réalisé. Les sapeurs-pompiers équipés de caméras mobiles sont autorisés à les utiliser en tous lieux pendant les opérations de secours lorsque se produit ou est susceptible de se produire un incident de nature à mettre en péril leur intégrité physique.
Le droit d’opposition à l’image ne s’applique pas dans ce cas et le déclenchement de l’enregistrement ne nécessite en aucun cas l’accord des personnes impliquées.
Aucun enregistrement n’est conservé sur la caméra après l’intervention, les images sont stockées pendant six mois, puis détruites automatiquement à l’issue de ce délai. Les sapeurs-pompiers porteurs de la caméra mobile ne peuvent à aucun moment visionner les images prises.
La consultation et l’extraction des enregistrements sont réalisés pour les besoins exclusifs d’une procédure judiciaire ou administrative. Les enregistrements seront utilisés systématiquement par le service départemental d’incendie et de secours des Pyrénées-Orientales pour poursuivre les auteurs d’incivilités ou d’agressions à l’encontre des sapeurs-pompiers.
Le préfet rappelle qu’il existe un protocole de coopération qui prévoit l’assistance des forces de sécurité intérieure (police nationale et gendarmerie) aux sapeurs-pompiers lorsque leur sécurité est mise en cause en intervention. Par ailleurs, ce protocole s’accompagne du traitement prioritaire des dépôts de plainte des sapeurs-pompiers ».