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BFMTV.- En l’espace de sept ans, la dotation a baissé de plus de 74%, un véritable gouffre financier pour Onet-le-Château, située dans l’agglomération de Rodez, la cinquième commune du département de l’Aveyron.
Faire entendre sa colère

 

Située à quelques kilomètres de Rodez, en plein coeur de l’Aveyron, la commune d’Onet-le-Château est dans une situation extrêmement précaire. Depuis sept ans, la dotation globale de fonctionnement de la commune, en principe distribuée par l’Etat, a baissé de 74,3%, soit l’équivalent de six millions d’euros, ou encore une année d’investissements, fait remarquer Franceinfo.

Alors, afin de faire entendre son mécontentement et son inquiétude en plus haut lieu, Jean-Philippe Keroslian, maire UDI de la commune occitane, a décidé d’user d’un surprenant moyen de communication. Lui et son équipe municipale ont en effet prévu d’envoyer 12 500 cartes postales, soit le nombre d’habitants d’Onet-le-Château, à l’intention du Président de la République, Emmanuel Macron. Des envois qui ne sont pas facturés, les courriers à direction de l’Elysée bénéficiant d’un affranchissement spécial.

-« C’est pour que le président de la République comprenne que notre commune n’est pas une micro-commune, que notre commune veut aller de l’avant, et que tous les habitants sont concernés parce qu’on est arrivés au bout des économies que nous avons réalisées, au bout des subventions qu’on pouvait demander à des communes partenaires », explique-t-il, remonté, au micro de BFMTV.

 

Bricolage et mécontentement
Il faut dire que la situation est urgente. Ces derniers mois, l’absence d’argent empêche les investissements dans la commune, et plusieurs bâtiments municipaux se dégradent rapidement. Dans un local technique, le plafond menace ainsi de s’effondrer sur les employés municipaux.

-« On a fait des aménagements, mais c’est ponctuel, c’est du genre de bricolage pour permettre aux agents de travailler dans de bonnes conditions mais on n’a pas la structure adaptée aux besoins d’une commune de 12 500 habitants c’est sûr », reprend l’élu.
D’autant que la baisse de cette subvention reste un mystère pour les Castonétois. Comme le souligne encore Franceinfo, et malgré le fait que la commune soit l’une des cinq plus grandes de l’Aveyron, sa dotation est aujourd’hui égale à celle d’un village voisin d’un peu moins de 900 âmes. « Ca fait trois ans qu’on demande gentiment à comprendre les raisons de la baisse de dotation, personne ne nous répond », déplore encore le maire.

Et comme les mauvaises nouvelles n’arrivent jamais seules, l’usine Bosch implantée sur son territoire, et qui emploie plusieurs dizaines d’habitants de la commune, devrait connaître une fermeture de 60% de ses postes dans les mois à venir. Faute de réponse de la part du président de la République, Jean-Philippe Keroslian prévoit d’autres actions médiatiques.