(Communiqué)

 

-« Madame Agnès Sajaloli, Directrice du Mémorial de Rivesaltes, en défense et à la suite du dernier article relatif à la visite dans notre magnifique département et plus précisément au sein du Mémorial de Rivesaltes, de Madame la Ministre à l’égalité des Droits et des Chances, aura ainsi le mérite d’avouer et clarifier que dès 2015, et bien entendu à la suite du fiasco lié à l’inauguration du Mémorial de Rivesaltes, qu’il a été imposé de soumettre une charte aux différents membres de la commission mémoire.
Ce document transmis à chaque membre ancien ou nouveau de ladite Commission, certes à la manière stalinienne et sectaire, dictait – et orientait – à chaque membre représentant des populations internées dans ce camp, comment penser ou comment dire dans le fonctionnement de cette Commission devenue simple chambre d’enregistrement…
En résumé, il fallait donne un blanc seing à l’organisation programmatique, historique et politique du Mémorial, celle-ci orientée orchestrée en sous main par les tutelles.
Nous rappelons que depuis notre implication sans faille à la genèse du projet en 1998, grand jamais feu le sénateur Christian Bourquin et ancien président socialiste du Conseil Général des Pyrénées-Orientales à l’origine du projet du Mémorial de Rivesaltes, n’avait imposé de telles méthodes visant à museler la liberté d’expression au sein d’un tel lieu symbole de tant de tragédies humaines.
En conséquence, et comme le précise si bien Madame la Directrice du Mémorial, moi-même Amar Meniker fils de Harki, membre-fondateur du Mémorial de Rivesaltes et représentant de la Commission Mémoire, au même titre que d’autres que membres représentants des populations internées dans ce lieu, n’allions tout de même pas valider ce que l’histoire leur rappelait de plus sombre dans ce funeste camp de la honte ».

Amar Meniker
Représentant du CGHMV – Collectif Génération Harki, Mémoire et Vérité :  53 Rue Van Gogh 66600 Rivesaltes) et Membre Fondateur du Mémorial et de la Commission Mémoire du Mémorial de Rivesaltes.